en hommage à Paul bourbon, et ses camarades du stalag VIII C

« Le tombeau des héros est le cœur des vivants. »
André Malraux

carte des camps dans le REICH

carte des camps dans le REICH

 

les liens sur le site concernant le stalag VIII C ou le camp de Sagan :

http://prisonniers-de-guerre.fr/courrier-et-nourriture-au-camp-viii-c-le-camp-de-sagan/

http://prisonniers-de-guerre.fr/temoignages-concernant-le-stalag-viii-c-ou-le-camp-de-sagan/

http://prisonniers-de-guerre.fr/les-activites-artistiques-au-sein-du-stalag-viii-c-ou-le-camp-de-sagan/

http://prisonniers-de-guerre.fr/la-medecine-au-stalag-viii-c-ou-le-camp-de-sagan/

 

préambule :

ceci n’est que l’ébauche sur le camp de Sagan d’un gros dossier,il sera complété au fur et à mesure par la mise en ligne de documents, témoignages, et photos provenant d’un ancien prisonnier de ce camp:

Paul BOURBON matricule 41312 au Stalag VIIIC.
Puis dans deux Kommandos à Steinau-Sur-Oder : 665 et 689.
Il était brancardier dans le 150e RI (c’est une tradition dans l’armée d’employer les musiciens dans cette fonction).
D’abord basé à Sierk, il a fait partie de la manœuvre Dyle-Breda, ce qui fait qu’il s’est retrouvé à Gembloux en plein milieu de la bataille.
Repoussé vers Dunkerque, il est fait prisonnier à Bray-Dunes le 6 juin.
Il mettra 24 jours pour rejoindre Sagan.
Arrivé à Sagan le 14 juillet. Puis parti rapidement en Kommando. 
Lors de la libération du camp en février 45 par les Russes, il s’échappe de la colonne avec un copain et décide d’attendre les Russes. Il est fait de nouveau prisonniers par eux, et emmené d’abord à Kiev, pour être finalement redirigé à Kalinin près de Moscou. Il mettra 6 mois pour rentrer en France. Resté dans l’armée, il aura plusieurs médailles, dont celle de Gembloux et la Croix de l’Ordre du Mérite. A Kalinin, il ne saura pas qu’il est resté dans le camp Russe qui à servi, entre autre, au massacre de Katyn.
tout ceci est mis à disposition par mr Bourbon Christian, son fils,  qu’il en soit remercié…

à suivre…

 

Le magazine « L’Histoire » a publié un numéro consacré à la défaite de 40. Ce n’est rien de dire que les analyses qui nous sont livrée sont des plus intéressantes, notamment, aussi, grâce au concours d’historiens étrangers.

L’idée que la France a perdue à cause d’un effondrement moral du pays est le fruit de la propagande vichyste.
Ainsi l’Angleterre n’était pas plus favorable à la guerre que les Français dans les années 30 (la population allemande elle-même était plus que réticente car craignant de vivre une répétition de 14-18).

la mobilisation se prépare…

Tout Français soumis aux obligations militaires devait obéir aux prescriptions de son fascicule de mobilisation. Etaient concernés les hommes de 20 à 40 ans (classes 20 à classes 39)les hommes se rendent au centre de recrutement, au dépôt.
Les mariés comme les célibataires sont mobilisés.
On abandonne son foyer, son travail, sa ferme non sans inquiétude, avec l’espoir que cela ne durera pas longtemps
Tous ne seront pas mobilisés pour diverses raisons majeures (Charges de famille, état de santé…) On part pour faire son devoir. Les hommes se rendent à leur destination sans récriminer mais sans manifestation d’enthousiasme nationaliste à la différence de ce qui semble s’être déroulé en 1914.
Certaines classes sont déjà sous les drapeaux

la mobilisation se met en place

Par ailleurs, le Front Populaire avait fourni, certes tardivement comparé aux Allemands, un effort considérable pour que l’armée française soit apte à vaincre l’ennemi.

D’un point de vue stratégique,la doctrine française, essentiellement défensive,par le biais de

la ligne Maginot

la ligne Maginot

la ligne Maginot

 visant à enliser l’ennemi, et si souvent décriée, n’était pas si absurde que cela, dans le sens où l’Allemagne de 1940 n’avait pas les moyens de supporter une guerre longue.

les évenements se précipitent

les événements se précipitent

Les évènements m’empêchent d’aller à quimper….. (nous sommes dans les tous derniers jours d’Aout)

En plein été, le 23 août 1939, le monde entier est stupéfait par l’incroyable nouvelle : les ministres des affaires étrangères de l’Allemagne et de l’Union soviétique viennent de signer à Moscou un pacte de non-agression.

Une clause secrète de ce pacte prévoit même le partage de la Pologne le mois suivant. Le 25 août, Chamberlain confirme sa déclaration du 31 mars sur le soutien de la Grande-Bretagne à la Pologne par la signature à Londres d’un accord anglo-polonais.

Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise.
Aussitôt , la radio française annonce la mobilisation générale décrétée par le gouvernement le lendemain.

Cette mobilisation, qui concerne 4 734 250 Français, est confirmée par voie d’affichage. Ces soldats mobilisés représentent 11,4 % de la population française et 40 % de la population active masculine.
Les Allemands ne retirent pas leurs troupes de Pologne comme le demandent les gouvernements français et britannique.

Du coup, le 3 septembre à 11 h, l’Angleterre, qui avait rétabli le service militaire obligatoire le 27 avril, entre en guerre contre l’Allemagne.

Elle constitue un Cabinet de Guerre dirigé par Sir Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté et déclare le blocus naval de l’Allemagne. Trois pays du Commonwealth, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande entrent en guerre au côté de la Grande-Bretagne.
Les Français entrent à leur tour en guerre contre l’Allemagne à 17 h, ils constitueront le 13 septembre un Cabinet de Guerre qui sera dirigé par Daladier, qui cumule les fonctions de Président du Conseil, de ministre de la Défense nationale et de ministre des Affaires étrangères.

En fait la défaite de 1940

LE GÉNÉRAL GAMELIN AU G. Q. G. BRITANNIQUE

LE GÉNÉRAL GAMELIN AU G. Q. G. BRITANNIQUE

 

est essentiellement tactique du fait d’un état-major vieillissant (Gamelin en étant le parfait exemple) . Souvent incapable de coordonner les différentes armes (aviation, chars, infanterie) sur le champ de bataille doubler d’une carence au niveau des communications inter-armées, vont inéluctablement conduire à la défaite.

Il ne faut pas se voiler la face, le France a une guerre de retard…..

En face, les Allemands avaient effectivement une guerre d’avance, bien aidé par leur expérience de la guerre d’Espagne mais aussi, par un fort esprit de revanche, le traité de Versailles est toujours présent…

La blitzkrieg ou guerre éclair n’était pas une tactique de guerre en vogue à l’état-major allemand. Des errements tactiques de la part des français avec la téméraire manœuvre Dyle-Breda notamment, dégarnirent le front des Ardennes et se laissèrent encercler, par des généraux comme Rommel , mélange de chance et de fougue qui allèrent contre les ordres de l’état-major allemands en poursuivant leur progression pour consolider leur avance, quand on leur demandait de stopper net (ce qui empêcha les alliés de se réorganiser et accéléra l’encerclement de leurs forces ; c’est d’ailleurs les ordres d’Hitler qui permirent à 340 000 hommes de s’échapper de la poche de Dunkerque).
Quant à la combativité des soldats Français, elle est clairement attestée. Les pertes traduisent la violence des combats : 27 074 morts et 18 384 disparus côté Allemand, un nombre de pertes difficile à déterminer côté Français, mais revu à la baisse par les dernières études (entre 50 et 90 000 pour certains historiens, entre 55 et 65 000 pour d’autres !).

décès d'un soldat français à Gembloux (Belgique)

décès d’un soldat français à Gembloux (Belgique)

Enfin les combats aériens ont coûté 852 appareils aux Français, 944 aux Anglais (plus que pour la bataille d’Angleterre), et 1400 à la Luftwaffe (30 % de leurs appareils), ce manque de matériel disponible pèsera lourd lors des raids aériens sur l’Angleterre.
Ainsi ,plusieurs officiers de l’armée française rappellent que la France est tombée à l’avant-garde de la défense de la liberté, on ne peut qu’approuver dans ce sens, en ayant une pensée pour tous nos vaillants combattants tombés au champ d’honneur et qui ont permis à notre allié de remporter la bataille d’Angleterre.

la bataille d'Angleterre par en caricature

la bataille d’Angleterre vu en caricature

Ainsi réhabiliter le soldat de 1940 c’est d’une part ne pas oublier le sacrifice de ces hommes, mais aussi,reconsidérer le déroulement de la bataille de France, bien loin des de la propagande vichyste.

le 12 mai, les Allemands de la 10e PzD traversent la rivière Semois dans le secteur de Cugnon/Herbeumont et joignent la Meuse, au sud de Sedan, suivi du 77e PZ.

STALAG VIII C  (généralités)

emplacement du stalag VIII C

emplacement du stalag VIII C

 

construit sur un terrain sablonneux, le stalag VIII C est situé à Sagan, en Silésie, à 150 Km nord-ouest de Breslau.

aquarelle du stalag de Sagan montrant l’entrée du camp

Le camp se présente à la sortie de la ville sous un aspect plutôt agréable, avec des baraques en briques ou en bois, qui paraissent fonctionnelles et bien construites.

prisonniers de guerre stalag VIII C Sagan vue des baraques

prisonniers de guerre stalag VIII C Sagan vue des baraques

Large allée centrale qui se termine par une sorte de parc public en miniature.,de la verdure, des massifs de fleurs, des arbres à la belle saison, rendent le lieu plutôt agréable, mais ne nous y trompons pas, cela reste un camp de prisonniers  et un des plus durs ayant existé sur le territoire du Reich..

prisonniers de guerre place d'appel du camp de Sagan STALAG VIII C

prisonniers de guerre place d’appel du camp de Sagan STALAG VIII C

En 1940 le camp se remplit des prisonniers français:

stalag V III C la famille du prisonnier

stalag V III C la famille du prisonnier

 

stalag V III C la famille du prisonnier

stalag V III C la famille du prisonnier

 

Stalag VIII C

Stalag VIII C

ils seront 45 000 en 1941. Ensuite, des prisonniers de toutes nationalités les rejoignirent : Belges, Britanniques,Yougoslaves,

Italiens

stalag V III C prisonnier italien 01 05 1944

stalag V III C prisonnier italien 01 05 1944

Américains, Tchèques, Grecs, Hollandais, Canadiens et plus tard les Russes. Parmi les prisonniers français, nombreux venaient également des colonies :Algériens, Marocains et Sénégalais.

En 1944, ils ne seront plus que 17 968 prisonniers.

les prisonniers sont répartis dans leur grande majorité au sein de kommandos de travail, à peu près 1400, en ce qui concerne le camp de Sagan, que ce soit, agricole, industriel, forestier, travaux urbains, etc..

VISITES DE DÉLÉGUÉS : Les délégués du comité International de la Croix-Rouge et du Service Diplomatique des Prisonniers de Guerre ont visité plusieurs fois le Stalag VIII C.

le camp

Histoire : en 1914 des prisonniers Français furent aussi internés dans le premier camp de Sagan.

camp de Sagan 1918

camp de Sagan 1918

Les allemands y pratiquaient les mêmes rétorsions que 35 ans plus tard.
Mise en place de Kommandos de travail, punitions redoutables, comme des hommes ficelés au poteau central du camp, obligé de se tenir sur la pointe des pieds, conditions encore plus dures….

Sagan : Camp principal duquel dépendent plusieurs détachements de prisonniers.
Ce camp a reçu la visite des délégués Espagnols le 14 mars 1916, à cette date, il y a 6 925 prisonniers, dont 686 français ; parmi les français, 15 civils originaires pour la plupart de Cambrai,415 prisonniers à l’intérieur du camp, 264 dans des détachements de travail et 7 à l’infirmerie.

 

Plan du camp de sagan

Plan du camp de sagan

 

le courrier

CORRESPONDANCE : Les délais d’acheminement du courrier sont de 15 jours pour le courrier du Stalag, 18 à 29 jours pour le courrier familial.

 

stalag VIII C avis concernant la correspondance

stalag VIII C avis concernant la correspondance

diaporama des différents cachets de censure

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diaporama des différentes cartes du camp

la nourriture

ALIMENTATION : Le régime du Stalag est complété par les envois de vivres du Gouvernement français.
A fin août 1942, ce camp avait reçu sous forme d’envois collectifs de vivre, tabac, effets d’habillement,les quantités suivantes :
– Vivres : pain de guerre, conserves de viande, poisson, fruits, sucre, confiture, etc. 1 125 000 kg.
– Tabac et cigarettes : 56 428 kg
– Effets d’habillement : 403 430 pièces

COLIS : Les prisonniers peuvent recevoir trois colis par mois.

Durée d’acheminement 17 à  28 jours.

 

 

 

les gardiens et leur commandement

 

Les différentes populations de prisonniers

les activités intellectuelles

Une université fut créée en novembre 1940 par les aspirants.
Mais, par la suite de leur départ, en mars 1941, ces cours furent désorganisés.

réouverture de l’université 13-12-1941

Une tentative (qui aboutit à des résultats partiels) a été faite pour reprendre cette initiative en novembre 1941.

dessinateurs,écrivains peintres,sculpteurs, architectes….

Au Stalag VIII C à Sagan (Zagan) la baraque n° 11 était destinée aux représentations théâtrales et musicales. (partagée avec la chapelle)
Un groupe théâtral et musical composé de 80 Français « Les Folies Saganaises » fut créé.

orchestre les fol's sag's

orchestre les fol’s sag’s

 

orchestre les fol's sag's verso

orchestre les fol’s sag’s verso

 

La Marche des Fol’s Sag’s fut également composée par Jean de Lébrijes (nom de scène de Jean Vicherat)

LA MARCHE des FOL’S SAG’S
Refrain:
C’est le coin préféré du Stalag
Les Fol’s Sag’s (bis)
C’est là que vit la bonne humeur française
et que s’apaisent
tous les tourments
En plein stalag et malgré la distance,
c’est l’apparence
De notre France
Car les Fol’s Sag’s nous mènent tout à coup,
jusque là-bas…..Chez Nous!

1er couplet
Dans le Block L, il est une baraque,
Devant laquelle on attend patiemment
Pour s’entasser comme des harengs en caque
Et rechercher un peu d’amusement.
Les volets sont bien clos mais la musique
Semble appeler, au dehors, le passant,
Et des applaudissements frénétiques
A chaque instant s’échappent frémissants,
Dans cet endroit,
Le rire est roi
Et je vais vous dire pourquoi:
(au refrain)

2ème couplet
L’orchestre est bon et Patoum à la caisse
Est un « accu » à vingt mille volts chargé;
A son violon, Mazza fait des prouesses
Et Caulier souffle comme un enragé.
Voici Bébert avec son xylophone,
Breil au piano voire à l’accordéon,
Briard, Gandin avec son saxophone
Et Gouin dirige à la Napoléon
Un vrai Cadeau:
c’est René Beaux
Qui nous fait les chants les plus beaux.
(Au refrain)

3ème couplet
Sur le plateau, Joly fait la d’moiselle
Avec Lafforgue et c’est le casino;
Voici le cirque avec tout’s ses ficelles
quand passent en clowns Ilès et Romano;
Avec Deguergue et Aubeleau le grave
c’est l’Odéon..Chigot c’est les boul’vards
Varèse arrive, c’est un torrent de lave
Qui fait la nique au plus noir des cafards.
Paraît Rousseaux,
Riche, le beau:
vous pouvez tirer votr’ chapeau!…
(Au refrain)

4 ème couplet
Nous avons même-et ça c’est une aubaine!-
Pour les décors, un artiste: Marcou;
C’est Feursinger notre metteur en scène;
Le régisseur, c’est Till, le bon toutou
Qui mang’toujours et qui dort? un prodigue!…
L’chef contrôleur, c’est Martin,gai  luron,
Mais l’grand gueulard, bien sûr, c’est de Lébrijes,
(C’est pas toujours commode d’être patron)!
Une fin’recette,
assez coquette;
Pour les programmes, prenez Pierr’Brette!..
(Au refrain)

5 ème couplet
Et si vous vous promeniez dans nos coulisses
Vous vous croiriez soudain chez l’grand faiseur
C’est Max qui habill’toutes nos actrices,
Et c’est Jean Charl’s, bien sûr, leur maquilleur…
Vous avez pu admirer nos affiches,
Brossé’s de chic par le fin Demouron,
Les jeux de lumière de plus en plus riche
De Cararo qui n’est jamais marron…
Nos cantatrices
A leur service
ont Lucienne pour Pythonisse
(Au refrain)

6 ème couplet
Tous ces gars là, pour le camp en tristesse,
sans ménager leur peine ni leur temps,
travaill’t avec entrain et gentillesse
Et n’sont heureux qu’si les autr’s sont contents.
Quand au spectacle on rit et se trémousse
Leur coeur est gai: leurs efforts ont leur prix
qu’si la gaieté éclaire la frimousse
Des prisonniers qui forment leur jury.
Applaudissez
Donc et bissez
Les Fol’s Sag’s leur dernier succès:

Dernier refrain
C’est le coin le plus gai du stalag
Nos Fol’s Sag’s (bis)
Nous maintenons la bonne humeur française,
Pour nous s’apaisent
Tous les tourments.
En plein Stalag et malgré la distance,
C’est l’apparence
De notre France:
Viv’nt Les Fol’s Sag’s qui sauront jusqu’au bout,
Vous ramener chez nous.

Sagan, le 23 mai 1941
Jean de Lébriges

 

orchestre Jazz musique Stalag VI C SAGAN 1943

orchestre Jazz musique Stalag VI C SAGAN 1943

 

orchestre stalag VIII C SAGAN

orchestre stalag VIII C SAGAN

 

orchestre de prisonniers de guerre à Sagan

Y participaient des acteurs, chanteurs et musiciens professionnels: Jacques Hauchart, Lucien Dubrulle, Paul Delamaere, André Bonnier, José Ruiz, Charles Cattanea, Pierre Henriot, René Ono dit Patoum.
Le metteur en scène des spectacles était Léon Tille.

 

prisonniers de guerre théatre du camp de Sagan STALAG VIII C

prisonniers de guerre théatre du camp de Sagan STALAG VIII C

 

quelques visages d’artistes au stalag VIII C de Sagan

 

 

programme de la piéce de théatre AZAIS présentée en 1943

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L’œuvre la plus en vogue était l’opérette « La Veuve Joyeuse », jouée à plusieurs reprises dans différents camps et groupes ouvriers.

des invitations sont adressées …..

Invitation à la représentation de la veuve joyeuse à Sagan

 

Le rôle principal était joué par Gaston Joly.
Les costumes professionnels étaient empruntés à Berlin.

distribution de la représentation de la veuve joyeuse à Sagan

 

représentation de la veuve joyeuse à Sagan

Un événement important fut la composition de « La Saganaise » par René Beaux sur des paroles de René Martin.
Il devint l’hymne de prisonniers de guerre, composé à l’instar de la « Marseillaise » et il était chanté au cours des représentations.

II fut créé au stalag VIII C un atelier de peinture,la Villa Ile de France

les filles croquées par un artiste du stalag de Sagan

nom bien nommé,pour rappeler le pays, et peut être en faire, au sein du camp,un petit coin de France.

Des sculpteurs,dessinateurs, vont aussi rejoindre cet atelier,,et avec l’aval des autorités du camp,vont pouvoir exercer leurs talents en toute quiétude.

fusain du camp de Sagan

Cela va aussi être l’objet de propagande de la part des mêmes autorités allemandes.Il n’en demeure  pas moins, que cela reste un cas unique, surtout à cette échelle.

villa de france réunion d'artistes au stalag VIII C

villa de france réunion d’artistes au stalag VIII C

 

carton d-invitation à une BROT-PARTY  à la villa Ile de France…

villa de france réunion d'artistes au stalag VIII C

villa de france réunion d’artistes au stalag VIII C

Le 3 décembre 1940, les délégués du CICR (Comité International de la Croix Rouge) lors de leur seconde visite au stalag VIIIC sont frappés par l’extraordinaire essor du mouvement artistique.

Ils rencontrent des artistes qui travaillent librement, statut, très spécial, du au fait, qu’ils sont destinés à faire oublier l’internement et proposer des divertissements après le travail en kommandos.

les artistes peintres

Jean-Henri Michel (1908-1977),

artiste-peintre, a été fait prisonnier en 1940 et interné au Stalag VIII C, à Sagan (Silésie). Il en a été libéré le 18 février 1941 pour raison sanitaire et rapatrié en zone libre le 14 mars 1941.

Jean-Henri Michel a créé au Stalag VIII C, avec d’autres prisonniers artistes ou écrivains, la revue Epreuves, dont deux numéros sont parus au camp. A son retour de captivité, il a rapporté avec lui le troisième numéro inachevé.

De retour en France, il a pris contact avec le gouvernement de Vichy, les autorités militaires et divers organismes, pour tenter de poursuivre la publication de cette revue destinée aux prisonniers de guerre et de créer un Bureau centralisateur d’œuvres de prisonniers de guerre chargé de centraliser et valoriser les œuvres des artistes prisonniers de guerre rapatriés.

Journal de camp intitulé « Le soleil Saganais ».

journal du stalag VIII C

journal du stalag VIII C

rédaction : BROGLIN , BARRAS

Dessinateur: GUERARD, HENRI GAUBERT, JACQUES BROGLIN, HENRI MAGNON

responsable :BERTHELON

abonnement : 1 R.M

Autre journal publié par la «Propaganda Abteilung» propagande Nazi, le Journal distribué dans le camp est imprimé à Berlin. Première parution le 23 juin 1940 et dernier numéro mars 45.

stalag VIII C journal trait d'union (collaboration)

stalag VIII C journal trait d’union (collaboration)

En tout 422 numéros.
Peu d’influence sur les PG, ce journal était le bienvenu aux toilettes.

il existe aussi une revue littéraire qui parait tous les mois et qui compte environ 50 pages.

elle se nomme : FLAMMES

Rubriques multiples et vivantes : humour, nouvelles des camps, de France, sports, etc…
Journal de camp le trait d’union édité par la propagande allemande.
Bibliothèque de 5 000 volumes, avec salle de lecture, atelier de reliure. Prêts de romans et prêts de livres d’études. La bibliothèque, par le système de caisses circulantes, alimente 160 kommandos sur leur demande.
Afin de remédier à la pénurie de papier, le gouvernement a fait procéder, à la date du 1er juillet 1942, à un premier envoi comprenant : 111 kg 500 de papier duplicateur ; 47 kg de papier impression, écriture.

 

quelques dessins et peintures d’artistes de Sagan

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1940/41/42

Les Allemands vont permettre un développement des activités artistiques dans le camp. Elles serviront la diffusion de propagande afin de donner un image positive de la captivité des Français bien traités. A partir de 42, devant les défaites des Allemands, le régime va se durcir, ces activités ne dureront pas. Devant le va et vient incessant des prisonniers, les gardiens seront de plus en plus nerveux et sadiques.

.La sous-alimentation permanente, les maladies contagieuses, etc.. feront cesser ces activités.

Quand la mémoire faiblit,

quand elle commence,

comme une fragile falaise rongée par la mer et le temps à s’effondrer par pans entiers dans les profondeurs de l’oubli,

c’est le moment de rassembler ce qui reste,

ensuite il sera trop tard…

VERCORS

Les activités sportives

l’inauguration du stades français est l’occasion de grandes festivités sportives avec un programme bien défini

programme d inauguration du stade 18-05-1941

 

programme d inauguration du stade 18-05-1941

 

il prend le nom de Jules Noël, grand sportif français, mort pour la France en 1940 à la tête de ses hommes.

 

jules Noel

jules NOEL

Né en 1903, Jules Noël fut  porte-drapeau de la délégation tricolore aux Jeux olympiques à deux reprises.

En 1932, à Los Angeles, puis à Berlin, en 1936. Une première jamais rééditée depuis.

D’abord ouvrier à Isbergues dès l’âge de 13 ans, Jules Noël s’engage dans l’armée française en 1924 où son quintal athlétique est vite repéré par les gradés de la Grande Muette.

Deux ans plus tard, le solide gaillard intègre l’école militaire et sportive de Joinville où il se passionne pour l’escrime et devient maître d’arme. Il y rencontre notamment l’athlète Paul Winter , le premier Français à monter sur une estrade olympique aux JO de 1932  avec lequel il se liera d’amitié.

Jules Noël rejoint le Stade français en 1927.

De 1928 à 1939, capitaine de l’équipe de France d’athlétisme, il entame une brillante carrière. Preuve, Jules Noël est sacré six fois champion de France de lancer de disque et décroche neuf titres nationaux au lancer du poids.

Jules Noel athlète français mort pour la France

Mobilisé en 1939, Jules Noël refuse une affectation « pépère » à Joinville et choisi le front. Blessé au combat, son convoi est bombardé par l’ennemi allemand dans le Cambresis lors de son transfert d’évacuation. Il périt dans l’ambulance qui le rapatrie vers l’arrière.

sources: la voix du nord

 

prisonniers de guerre le stade du camp de Sagan STALAG VIII C

prisonniers de guerre le stade du camp de Sagan STALAG VIII C

 

la religion

 

Les services d’aumônerie sont assurés par un prêtre catholique et un pasteur protestant, au camp même.

orchestre stalag VIII C SAGAN

orchestre stalag VIII C SAGAN

 

messe en plein air au camp de Sagan

messe en plein air au camp de Sagan

les fêtes religieuses sont l’occasion de processions à travers le camp.

diaporama de la procession

et recueillement devant l’autel de la chapelle des français

procession religieuse au stalag de Sagan devant l’autel des français

Dans les kommandos, d’autres prêtres exercent leur ministère, s’étendant à un certain rayon autour de leur détachement.

procession pour un enterrement d’un militaire mort en captivité

 

prisonniers de guerre enterrement au camp de sagan STALAG VIII C

prisonniers de guerre enterrement au camp de sagan STALAG VIII C

 

prisonniers de guerre cimetière du camp de Sagan STALAG VIII C

prisonniers de guerre cimetière du camp de Sagan STALAG VIII C

 

les soins médicaux et son personnel médical

L’infirmerie occupe deux bâtiments. Un médecin français assure les soins aux malades.

Les cas graves sont évacués sur le Lazaret de Sagan, qui dispose de trois médecins français,dont un chirurgien.

témoignage de J-Prolat aux médecins de Lazarett de Sagan

galerie de portraits du personnel médical

témoignages

merci; un grand merci à madame Fanchon Blais -Marty,pour les photos de son père, documents,peintures,

qu’elle en soit remerciée….

Bonsoir, j’ai retrouvé quelques photos de commémorations religieuses au camp. Je n’ai pas de dates  mais j’ai reconnu mon père sur une des photos

Autre menu et autre caricature de « filles » J’ai surement d’autres documents, je cherche…

parcours de Mr Marty

Mon père Marcel Marty est né à Roquefort des Corbières (Aude) en 1909. Après l’école communale de Roquefort,  il a fait ses études secondaires au petit séminaire de Carcassonne et ses études de médecine à la faculté de Montpellier

Il a fait son service militaire EOR (Lyon) en tant que chasseur alpin au pas de la Caze pendant la guerre espagnole à la 16 éme (1936-1937)

Installé  médecin généraliste à Agen il a été mobilisé et est parti au Stalag VIII C en 1940 et retour en 1943

Marié en 1944 (Béziers) il s’est installé comme médecin à Cherbourg ou il est resté 40 ans

Il est décédé en 1991 à Roquefort

Je suis sa fille cadette et j’ai un frère et une sœur ainés

Je m’appelle Fanchon Blais -Marty et je vis maintenant à la retraite à Roquefort des corbières

le docteur Marty en faisait parti, volontaire en france pour remplacer un médecin en place, ce qui est tout à son honneur

ordre de mission du docteur Marty Marcel à Sagan

sa photo d’arrivée avec son matricule

Matricule du Lieutenant Dr Marcel Marty à Sagan

 

Matricule du Lieutenant Dr Marcel Marty à Sagan

 

carnet du stalag de Sagan par Marty marcel

 

il retrouvera la France mi-février 1943

ordre de rapatriement du stalag de Sagan

chirurgien: Dr Zwiebel, juif converti protestant
rapatrié, mort au maquis
1944: Commandant Touzard de la relève
Docteurs à l’hôpital du camp:
Dr Lévy, juif d’Alger
Dr Brisset, catholique

d’autres médecins : Siffre,Fraboulet,Ronoreux, Liottet, Touzrad,Riolacci, Patriche, Scribnay, Coudreau, Guezou, Roux

1940 février 1943

docteur Marty

automne 1943

Le capitaine SIFFRE chirurgien français était depuis le grand patron du personnel français de l’hôpital.

Sa compétence impressionnait les autorités allemandes.
Il usait de son prestige pour faire rapatrier de grands malades qui ne l’étaient en fait que de nom.
Cet hôpital recevait les PRISONNIERS DE TOUTES NATIONALITÉS.

 

galerie de portraits prisonniers de guerre à Sagan

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témoignages

merci à Pulby évelyne :

Je fais des recherches sur le parcours de mon Papa, Marceau CHARDIN matricule 21052, fait prisonnier près de Cambrai (AUBENCHEUL) le 19 mai 1940.

Après Finnevaux, Jemelle, Trèves, ensuite SAGAN, stalag VIIIC, VIII A, il a travaillé dans des fermes, dans une sucrerie à Maltsch S/Oder, Kuhnern, Kreis Neumarkt près de Breslau.

Retour dans son village natal fin avril 1945. Si avez des détails sur ces informations, si vous reconnaissez une personne sur les photos, contactez moi. Merci à tous de votre aide.
la 1ère photo : le 10 mai 1940 à Chateaudun

merci à yvette garnier :

Jérôme est revenu très malade de la guerre et n’a jamais vraiment recouvré la santé.

Les prisonniers de ce camp ont été évacués par marche forcée. Jérôme, trop faible, a été porté par ses camarades qui se relayaient. Il n’a survécu que grâce à cette solidarité !

Jerome LE GRAS prisonnier à Sagan

merci à mr Girel pour la photo de groupe

1940-45-joseph-girel-freistadt-schlesien

1940-45-joseph-girel-freistadt-schlesien

Mon père Joseph GIREL (1914-1989) a été prisonnier de guerre de 1940 à 1945 au stalag VIII C (Sagan).

Placé ensuite dans une grande ferme de basse Silèsie, près d’une ville appelée en allemand Freistadt
Je joins une photo du groupe de prisonniers de guerre français travaillant dans cette ferme.

Mon père est le deuxième, debout , en partant de la gauche.

merci à madame MOUTON JACQUELINE pour les documents concernant son père

Je vous adresse divers documents dont celui délivré par le BAMC de Caen et photos concernant mon père

MOUTON AUGUSTE PLAQUE 1930

MOUTON AUGUSTE PLAQUE 1930

fait prisonnier le 11/6/1940 à Conant.

AIDE MEMOIRE MOUTON AUGUSTE VIII C

AIDE MEMOIRE MOUTON AUGUSTE VIII C

Il est arrivé à Gorlitz le 17/1/1941 où il a séjourné puis dans plusieurs camps

  • IVF
 MOUTON AUGUSTE FICHES MEDICALES 1940 stalag IV F

MOUTON AUGUSTE FICHES MEDICALES 1940 stalag IV F

  • VIIIA
STALAG VIII A 10 2 1941 P1

STALAG VIII A 10 2 1941 P1

STALAG VIII A 10 2 1941 P2

STALAG VIII A 10 2 1941 P2

STALAG VIII A 10 2 1941 P3

STALAG VIII A 10 2 1941 P3

 

 PHOTO DU CAPORAL MOUTON STALAG VIII A

PHOTO DU CAPORAL MOUTON STALAG VIII A

  • VIIC
stalag VIII C plaque 34624 mouton auguste

stalag VIII C plaque 34624 mouton auguste

Il a travaillé dans une ferme puis dans une coopérative aux environs de Dresde.

CAPORAL MOUTON CAPTIVITE

CAPORAL MOUTON CAPTIVITE

 

le CAPORAL MOUTON en CAPTIVITÉ

le CAPORAL MOUTON en CAPTIVITÉ

Il a vécu 24H plié en 3 sous les piles d’un pont lors du bombardement de cette ville. Il pleurait en parlant de cet évènement.

Il a été libéré par les Russes.

MOUTON AUGUSTE FICHES MEDICALES 1945

MOUTON AUGUSTE FICHES MEDICALES 1945

 

MOUTON AUGUSTE CARTE DE RAPATRIE

MOUTON AUGUSTE CARTE DE RAPATRIE

Sur la photo en haut à droite, mon père est le 2ème en partant de la droite, sur la 2ème photo également.

 PHOTOS STALAG VIII A

PHOTOS STALAG VIII A

 

 PHOTOS STALAG VIII A

PHOTOS STALAG VIII A

Aux dires de ma mère , de son vivant, parmi les 5 hommes figure Jacques DUPRET qui fut mon parrain le 21/9/1946 à Paris X°.

Ledit Jacques figure au N° 1116 de la liste 64 du Stalag VIIIA Gorlitz. J’aimerais retrouver les enfants de cet homme que je n’ai jamais vu.

Mon père est dcd depuis le 22/1/1970 et ne peut répondre à mon attente.

documents de son passé militaire. et prisonnier….

merci à madame Lossa véronique pour les photos.

Mon grand-père Joseph METTE (Arsène Joseph sur son acte de naissance on l’a toujours appelé Joseph) a été fait prisonnier en juin 40 dans le Finistère et envoyé au camps de Sagan Stalag VIIIC .

Ils l’ont envoyé travailler dans une ferme. Il a été libéré en décembre 1943.
Je vous joins le peu de photos que j’ai de mon grand-père qui n’est pas présent sur toutes les photos je n’ai pas le nom des autres personnes.

Mon grand-père est celui qui a le brassard.

prisonnier de guerre Mette joseph stalag VIII C

prisonnier de guerre Mette joseph stalag VIII C

quelques photos de Mette Joseph et ses compagnons de captivité…

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merci à  Nicole DERRIENNIC

le parcours de Jean Derriennic (19.3.1919 – 05.04.2000)

prisonniers de guerre à Sagan garant degaudet treize orjean uvet durantel derriennic

Sur son carnet décrivant son parcours, il a écrit :

galerie des pages de son carnet de route

21 septembre 1940, part pour Sagan en Silésie

1er octobre 1940 part en kommando

15 octobre 1941 part à Fraustadt en fabrique

5 janvier 1942, part pour Ilgan en culture

3 janvier 1943, part pour Glogan en confiserie

1er févrer 1944, change de kommando, vais en Lager Strasse au 1314

25 mars 1944, retourne en culture à Oberquell

1er novembre 1944, change de patron atterri à Mesek

27 janvier 1945, évacué, les russes arrivent

30 janvier 1945, arrive à Sagan

11 février 1945, quitte Sagan camp malaria

12 mars 1945, à Oberweilusbach (Bavière)

6 avril 1945, prend le maquis

12 avril 1945, part rejoindre notre colonne

16 avril 1945, cause aux américains qui nous gardent toute la journée.

1941prisonniers de guerre et ses compagnons aà Sagan derriennic-jean

 

A 15 km au sud, le Dulag de Kunau (Konin Zaganski) était plutôt un camp transitoire pour les anciens prisonniers polonais; il pouvait contenir jusqu’à 6 000 détenus. Aux premières défaites, la Wehrmacht commençât à bafouer leurs droits de prisonniers de guerre.

Ceux-ci souffrirent du terrible hiver 1939/1940 sous leurs misérables tentes.

Au début de l’été 1940, le camp fut détruit, et ceux qui survécurent furent replacés soit dans:

 Stalag VIII A

à Zgorzelec soit dans le Stalag VIII C de Sagan, et furent contraints de travailler dans les fermes. Les tombes de ceux qui moururent au Stalag VIII C sont situées au cimetière de la ville, à 1 km au sud-est du Musée.

Stalag VIII E (308)

à Neuhammer (Swietoszów),quant à lui, contenait à l’origine des prisonniers polonais, puis vinrent les prisonniers français. Le premier convoi de prisonniers russes, qui devinrent ensuite la large majorité, arriva au camp le 12 juillet 1941.

En 1942,le Stalag VIII E comptait plus de 100 000 prisonniers. Il devint un camp d’extermination pour des milliers de soldats russes. Après l’invasion allemande en Union Soviétique, ces prisonniers y reçurent des traitements extrêmement durs.

En juin 1942, le Stalag VIII E fut rattaché au Stalag VIII C de Sagan (żagań).

Ainsi, le Stalag VIII C et ses antennes pouvaient contenir jusqu’à 300 000 personnes par jour. Les conditions de vie étaient épouvantables et inhumaines : privations, famines, épidémies, mauvais traitements,…

Le Stalag Luft III

 

Luftstalag 3 camp de sagan

Luftstalag 3 camp de sagan

 

un camp de prisonniers de guerre pour les pilotes- s’est établi à côté de Sagan et il relevait exclusivement de la Luftwaffe. Il a trouvé sa place dans cet ensemble terrible en mai 1942, à l’est du Stalag VIII C.

Avec les Anglais

prisonniers de guerre luft stalag III

prisonniers de guerre luft stalag III

et les Américains,

prisonniers de guerre courrier stalag luft III

prisonniers de guerre courrier stalag luft III

 il y avait beaucoup d’autres nationalités :

Français, Belges,Canadiens,Hollandais,Grecs, Norvégiens, Lituaniens, Slovaques, Tchèques, Polonais, les pilotes de la Nouvelle-Zélande et de la République d’Afrique du Sud.

En 1944 il y avaient 10 494 hommes.

(Source Muzeum Polonais)

témoignages

 

je vous joins 3 photos de mon père Nilo MEDELLI au stalag VIII C :

la première étant un plan général  (la croix indique mon père qui est de profil)

 

papa au stalag VIII C

papa au stalag VIII C

la seconde la photo de l’orchestre avec mon père tenant son violon

 

orchestre allemagne

orchestre stalag VIII C

la troisième montrant mon père en train de jouer sur scène.

 

 papa au violon Breslau stalag VIII C paques 1943

papa au violon Breslau stalag VIII C pâques 1943

Comme je vous l’ai indiqué, mon père d’origine italienne, s’était engagé dans les forces françaises en 1939 en devançant l’appel, ce qui lui donnait de facto la nationalité française. Il a été fait prisonnier à Dunkerque et de là fut déporté en Allemagne. Il fut d’abord recruté par un fermier et commença à apprendre la langue allemande avec la petite fille du paysan qui était toujours avec lui.

Mais en apprenant le décès de sa mère, il frappa le gardien qui était chargé de le surveiller et fut donc expédié à Sagan. Ayant une excellente mémoire, ce qui lui permettait d’apprendre facilement la langue allemande, et parlant en outre l’italien, il devint interprète du camp. Il partageait la chambre avec un prêtre.

Je sais qu’il a arrangé beaucoup d’affaires pour les prisonniers en les défendant auprès du service médical et auprès des autorités allemandes. Etant par ailleurs un excellent violoniste, il fit partie du groupe musical et théâtral et je sais même qu’il avait participé à des enregistrements avec l’orchestre de Breslau.

A la libération du camp, il fut recruté pendant 6 mois par les américains pour pourchasser les nazis et assurer la traduction lors des interrogatoires. Je vais essayer de retrouver d’autres documents concernant cette période (je dispose déjà de quelques photos de groupes de prisonniers  et de l’équipe de football à laquelle il faisait également partie).

 

 

 

autre témoignage….

En 1998/1999, mon père, Marcel Deverge, se mit à écrire ses mémoires de guerre, vieilles de 50 ans mais incroyablement vivaces. Je les donne comme il me les donna.

La tragédie finale (1 )

Le récit ne mentionne ni date ni durée.

A partir de juin 1944 

les évasions sont nombreuses, facilitées par l’annonce du débarquement en Normandie et le recul de l’armée allemande depuis Stalingrad. Les offensives soviétiques de janvier 1945 marquent la chute de Varsovie, Breslau et Cracovie. Les bombardements discontinus sur Berlin et l’action de terreur sur Dresde préfacent des actions d’envergure. Des réfugiés partout. Après un an et demi d’errance, je me blottis dans un wagon à Marburg puis je découvre une antenne de la Croix-Rouge, toujours dévouée et efficace.

Enfin, en juin1945, j’arrive à Chalandray, via Massis-Palaiseau, chaudement accueilli par les miens, cela va sans dire.

J’avais été mobilisé six ans plus tôt.
Je vous propose un parcours difficile à comprendre. Est-ce le jour ? Est-ce la nuit ? Suis-je assoupi ? Suis-je éveillé, vais je vers l’ouest ou est-ce l’errance au sud de Berlin ? Seule est une réalité, un froid cruel qui mordille au ventre avec des rafales de neige irrégulières et la faim car la nourriture est hypothétique. La réalité aussi c’est la guerre, totale pour les Russes et virtuelle pour les autres. En vérité, il y a une guerre du matériel où s’affrontent les avions de chasse, bombardiers,chars et blindés rapides, DCA, bombes téléguidées, hurlantes,sifflantes ou affreusement silencieuses pendant un temps irrégulier. Les ponts sont particulièrement visés. Les techniques militaires cherchent l’efficacité.
C’est la bataille de l’Oder. La population se terre constamment. Et les hommes qui sont-ils ? Nombreux, dispersés,d’allure hétéroclite. Armés ou désarmés, prisonniers de vingt nations de l’ancien continent, depuis l’Allemand classique,européen de toutes les cultures, depuis le Slovène en gilet brodé jusqu’au Serbe fier et sensible, depuis l’Autrichien déguisé en soldat du Reich, toujours humaniste malgré tout, jusqu’au Polonais volontaire pour n’importe quoi, par exemple aller chercher un avion de la RAF en Angleterre. Les faux papiers sont là. Il reviendra s’écraser avec un fatalisme étonnant.

Chaque fois que se présente un pont sur un fleuve, il y a filtrage.
Le pont sautera, c’est sûr mais des dérives se créent.

Des bénévoles assureront des passages clandestins à grand renfort de cigarettes, de pommes de terre et de rutabagas.
Quant au parachutage, c’est un phénomène continu, jeunes Anglais parlant allemand, Australiens, Canadiens, Néo-Zélandais, et avec eux, quel réconfort, des Français, devenus sûr d’eux-mêmes et acceptant le pire par avance. Quant aux paras blancs, innombrables jeunes Russes, Slaves vigoureux prêts à s’immoler au nom de la guerre totale et d’un fatalisme qu’a su éviter la Croix-Rouge occidentale…
Nous avions entre vingt et trente ans. Dans le maelström des bombardements continus, une camaraderie instinctive naissait,que ce soit parmi les soldats las et malheureux ou parmi les prisonniers de tous uniformes. Les différences de nationalité sont dépassées. Pour nous, obscurément c’est la recherche, de l’ouest de la France, de la Normandie, récemment libérée. Peu d’Américains encore mais plus tard avec eux quelle merveilleuse cure de jouvence, couronnement de la camaraderie instinctive que j’ai déjà évoquée.

Vision étrange.

Dans le matin blême, sur les bas côtés de la route de Cracovie, des cosaques mongols progressent sur de petits chevaux. Ils sont vêtus de peaux de mouton des pieds à la tête. Ils évoquent les vêtements mérovingiens de nos livres d’histoire car les jambes sont tenues par des lanières de peau. Leurs visages à peine visibles témoignent des froids intenses subis jour et nuit depuis si loin avec des combats de harcèlement. Les lèvres sont saignantes et les joues gercées.
Une tranche de viande pend à la ceinture près du poignard.C’est la nourriture alternée avec des mottes de neige gobées bizarrement.
Par opposition grondent au loin les chars russes innombrables qui passent la Neisse et l’oder à moins qu’ils ne remontent plus au Nord. Le froid est sévère et les contre-attaques aériennes des Allemands ne faiblissent pas. Depuis de longues semaines,je suis dans un groupe nouveau de trois camarades évadés du stalag VIIIC, peu surveillé et partiellement démoli sur le coté nord, celui des charniers soviétiques.
Souvenir du terrible hiver 43 avec la peste qui décima nos camarades de l’armée rouge, prisonniers des premiers combats.
Puis c’est l’errance en direction de Kottbus qu’il faudra abandonner à cause des bombardements incessants qui alternent. Ce sont nos alliés anglo-américains et russes.

Bombes sifflantes au milieu de la nuit, déflagration de la DCA.

De temps en temps un répit.
La plaine fourmille de soldats fatigués à l’extrême, las des combats, Mongols, Russes, Allemands armés ou non, et encore des Polonais, des Ukrainiens, des Chinois et même des Italiens Badoglio et des républicains espagnols déportés. Quel mélange de tous ces uniformes bigarrés !
on reconnaît les prisonniers français vêtus de haillons de toute nature et bottés souvent de chaussures paysannes de l’Est.
Souffrance, lassitude, famine, manque de sommeil, lutte contre le froid. Le sommeil est particulièrement difficile et le soir,
nous nous serrons les uns contre les autres comme des bêtes.
Un monde guerrier sans agressivité après tant d’années très difficiles. C’est une guerre d’avions, de chars et d’artillerie très mobile. Il y a même de la camaraderie entre l’aviateur recueilli au sol et le prisonnier qui va mourir.
Soudain, un capitaine de la Wermacht se dresse sur un tas de décombres, tire un coup de revolver en l’air en injuriant les banquiers juifs d’Amérique et Hitler leur complice. Cet homme jeune n’a plus sa raison. C’est notre frère.
Quelques jours de marche dans la neige, vers le Sud.
L’obsession, c’est de trouver les fossés de l’autoroute de l’ouest.Le petit parachutiste anglais n’a pu être réchauffé malgré ses rations de survie. Il va mourir bien que bloqué entre deux Français. Il rejoindra des milliers de jeunes hommes dans la plaine sauvage.
Les paras blancs tombent du ciel un peu partout. L’un d’eux est fait prisonnier très près. Rasé de frais, c’est un beau slave vigoureux, vingt ans. Avant d’être interrogé, il prépare sa pastille de cyanure. Son devoir est de mourir : depuis un an il y a guerre totale entre Allemands et Russes. Il sourit pourtant car les chars rouges progressent et rééditent Pleinau. Passage au fleuve bras contre bras, tête nue et V de la victoire.

De très jeunes soldats, quatorze ans peut être, la Hitler Jugend, tirent au bazooka. Un char plonge dans le marais ? Le gâchis humain.
Nous reprenons les forêts et surtout les fossés des routes ou d’autoroutes. Des Jeeps passent et aussi des chars légers rapides.
Toujours les avions qui attaquent en piqué. on ne s’occupe pas de nous, pas plus que des milliers d’Allemands débandés et prisonniers de toutes nations exténués, affamés.
Quelle chance de trouver une ferme éloignée ! Et dans la ferme une femme, cela existe encore, une femme allemande endurcie qui pense à son mari sur le front russe et a pitié de nous, pour une botte de paille. Un luxe pour dormir. Plus loin nous trouvons un prisonnier au mieux avec sa patronne. Il a même des projets matrimoniaux après guerre. Il nous donne du lait caillé.

Pour l’instant pas de rêve. Il s’agit de quelques épis d’orge qu’on fait ramollir dans l’eau, une recette des républicains espagnols.
Et partout, le témoignage d’une camaraderie virile, sans haine,que ce soit un asiatique ou un européen, soldat ou travailleur déporté. Finalement, les civils lointains apparaissent comme une autre race humaine. Réflexions rapides vite effacées. Dans le secret de son cœur, la mère, la femme, les enfants.
Nous sommes enfin à Dresde. Trois passages possibles se présentent. Nous prenons l’est et resterons trois jours dans un fossé.

L’horreur.

Fusillades de femmes révoltées. Une balle dans la nuque par les SS.

Les B52 arrivent. Bombes au phosphore comme à Pforsheim. Les civils brûlent comme dans la Ruhr. Phénomènes terrifiants qui cessent après trois jours et la destruction de Dresde. (13 au 15 février 1945).
Les bombes sifflantes et hurlantes continuent ; elles sont assourdissantes et arrivent inopinément à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Finalement, il faut dormir quand même. Quel luxe si on arrive à se glisser dans un coin de hangar ! Facilement en Allemagne car il y a peu de chiens.
Soudain se présente un Algérois. 

Le soleil d’Afrique. Un rêve passe. Mais l’homme est adroit et négocie pommes de terre,rutabagas et haricots noirs pour quelques cigarettes. De nouveau l’Oder fleuve de prédilection des Chinois prisonniers embarqués sur les transports fluviaux de lignite, de grain, de bois et de l’estimée pomme de terre, entre Gorlitz et Stettin.
Les Chinois volontaires, comme les Iraniens, dans l’armée soviétique sont très adroits et tiennent rapidement un marché noir actif. Autrefois nous les avions vus à Wroclaw (Breslau).
Nous retrouvons un camp de concentration style Sagan,avec tranchée et bull d’enfouissement des cadavres. Ce camp a été abandonné après bombardement et pris d’assaut par des unités de paras. Avec émotion, nous nous rappelons l’évasion manquée des trois aviateurs canadiens qui valut l’intervention de la police militaire. Avec d’autres, je fus incarcéré à la baraque 18, privé de lumière pour l’été et gardé par des chiens qui circulaient sans cesse dans cet établissement disciplinaire. Nourriture à base de haricots ramollis dans l’eau.
J’arrivais à sortir pour Lebnitz II. Accompagné d’un gardien je retrouvais Katowice, Glogow et le centre de petite culture de Lebnitz. Je fus laissé comme conducteur d’un attelage cheval plus bœuf. Mon camarade Vallet fut nommé introducteur pour l’insémination des truies d’une famille francophone et non hitlérienne. Cela existait aussi, dans la discrétion.

Finalement ce kommando agricole sera abandonné car les chars rapides font des percées inattendues à la manière cosaque. Un gardien âgé nous accompagne. Il est sans conviction même avec son fusil.

Déplacement.
Les évasions ont lieu le soir près des forêts et hors des villes.Nous filons à deux et réussissons à trouver du lait caillé de laiterie dans un camion. Ce sera un réconfort qui se révélera insuffisant.

Marche de nuit.

Repos de jour.

L’Allemagne a des forêts immenses. L’ouest, l’ouest par la Bavière. Ce sera interminable mais le temps devient plus clément. Il faudra trois mois. Le passage du Rhin se fera avec un passeur qui collectionne les signatures des prisonniers. Il aura ainsi un certificat de faire valoir dont l’origine nous dépasse.
Nous retrouvons Cologne et Trèves écrasées de bombes après cinq ans d’absence. Et là une chance inouïe. Dans un village,au bord d’une épicerie, un vélo de femmes. Je saute dessus et mon camarade André rate le sien à cause de la chaîne antivol.Il fera mieux plus tard. Tout cela en silence et avec promptitude.Le temps est moins rigoureux et, par les bois et les chemins,nous gagnons Nordhausen, Göttingen et Dortmund, Aachen,
Verviers en Belgique et finalement le Luxembourg. Nous passons encore un fleuve avec un passeur allemand qui fait signer une feuille d’allégeance ou d’amitié future.Nous évitons les postes de la police politique. Une rencontre fâcheuse est toujours à craindre. Les maquisards belges et
bretons nous hébergent chaudement. Ils sont agréés dans une formation établie par les G.I. (Deuxième armée Patton) et font des incursions rapides pour entretenir la démoralisation allemande. Avec les Belges nous chantons la Brabançonne et crions Vive le Roi.
Enfin les premiers Français. C’est une unité de soldats clandestins (Résistance) dirigée par le Commandant Schiffer (France Libre). Ils ont eu beaucoup de pertes en Afrique, puis en Bretagne et en Normandie. Nous sommes reçus dans une section américaine pour nous débarrasser de nos hardes teutonnes et manger du steak. Quelques jours avec eux dans une amitié juvénile et les transports en Jeep.
Au cours de ces longues années hors de France, j’ai toujours perçu des lueurs d’humanité.

Merci Heinrich, soldat autrichien qui m’apporta spontanément une bouteille de sirop médicamenteux alors que je souffrais d’angine. Tu es mort à Stalingrad, je l’ai su.

Merci Capitaine Gherart qui nous a évité la police politique à propos de radio interdite écoutée chez Heinchel, le fermier consentant arrêté par la suite. Vous faisiez votre devoir, a-t-il dit.

Merci Lieutenant Latche, instituteur qui nous prit en cours accéléré d’allemand. C’est ainsi que j’ai pu avoir le diplôme de Dolmetcher (interprète). Toi aussi tu es mort à Stalingrad et tu n’étais pas un guerrier.

Merci la petite sœur de Lebnitz qui est venue me faire les piqûres salvatrices (anti septicémiques) alors qu’elle soignait M. Figue mourant d’un cancer.
Merci Mme Figue de votre morceau de pain alors que le valet me le refusait et s’obstinait à jeter un fouet à terre pour que je le ramasse, humiliation prussienne classique.

Merci Madame Muscoski, directrice du centre SA qui m’a accordé le repos dans son écurie. C’était une allemande mariée à un polonais.
Merci brave dame d’Erfurt qui m’a donné une boite de conserve très discrètement alors que je voulais dormir dans sa grange avec la certitude de ne pas être dénoncé à la police.
Merci petite lycéenne de seize ans qui a demandé à m’accompagner à la cueillette industrielle des petits pois. Motif,pour parler français et mémoriser quelques poésies bien de chez nous, Hugo, Verlaine etc. Je me rappelle des camarades tellement nombreux que l’impossibilité de les nommer est
évidente.

Pourtant Joncheraye, je ne t’oublie pas, communiste,chef de kommando et organisateur des séances d’autocritique,
Laurendeau qui a failli en devenant civil (Transformé : STo) mais qui s’est réhabilité par la suite.

Vallet André qui a eu la douleur de voir fusiller son jeune élève de dix-huit ans, Ludwig,francophone dans une famille francophile (madame était
médecin).

Et Bataille un architecte d’Avignon devenu jardinier,
Marius un marseillais adopté par la famille et qui s’est marié après la guerre avec la riche fille de ce propriétaire,

et le boulanger du Tarn,

mes compagnons de chambrée, frère Pilot,supérieur de saint Stanislas et Saint Joseph de Poitiers, le prêtre
de Couhé-Vérac, le jeune séminariste de Lyon, tous frères.Laurendeau, Vallet et Joncheraye étaient instituteurs dans le Saumurois.
J’ai une pensée pour mon ami le curé de Saint Nazaire qui a pu rentrer chez lui dès le début. Il a en effet eu une grave blessure. Par la suite, je l’ai revu souvent. Dans un kommando agricole, je pense à deux camarades décédés, l’un de tuberculose, l’autre instituteur à Paris disparu au cours de son évasion dans les marais de l’oder . Un troisième est décédé d’une crise de paludisme : l’été était aussi gâté par les nuées de moustiques assez denses et dangereuses.
Il me souvient d’un voyage à Macao et d’une pancarte devant la frontière non tracée de la Chine populaire. Faisaient face un temple bouddhiste et la cathédrale. Plus la maison du peuple et sur cette pancarte cette humble réflexion

« Nous ne sommes pas de trop les survivants pour rechercher pour l’homme sa vérité éternelle « .


Ayons une pensée pour tous les soldats et spécialement pour nos alliés qui nous ont puissamment et intelligemment aidés à sortit de l’enfer guerrier.


La tragédie finale (2 ) ou tout a commencé…


Après un court séjour dans la prison de Liège, puis de Maastricht, nous voilà à Trèves. Les wagons traversent l’Allemagne et nous déversent à Sagan au stalag VIII C.
C’est l’été 1940. C’est un camp de concentration de 50.000 hommes et toutes les nationalités de l’Europe y sont représentées. Plus tard, il y aura des Russes et des Français d’Afrique. Puis viendront les Américains en 1944. Dans sa phase victorieuse du début l’Allemagne semble inexpugnable.
Voire !
 » Heil Hitler ! C’est un soldat qui parle à d’autres soldats malchanceux. Je sais que comme nous, vous aimez votre pays et que vous n’étiez pas des lâches planqués. Sur terre, il y a aussi d’autres patriotes, mais combien sont entraînés par des dirigeants irresponsables. Dans la Wehrmacht, nous n’avons pas de lâches et nous vous saluons.

Heil Hitler !

Maintenant c’est le commandant Chantegayon qui vous parle  » Les barbelés sont en double haie entre les miradors. Les gardes sont armés et nous avons électrifié les passages. Les chiens policiers sont rapides pour attraper les fuyards. C’est inutile de vous évader et ce n’est pas convenable pour vous.C’est aussi un mauvais calcul car vous serez repris et le retour vous coûtera 18 jours en cellule disciplinaire. S’il y a récidive vous serez dirigés vers le camp de Rawa-Ruska à la frontière russe  »
Puis c’est l’appel interminable et le commandant évoque son origine française, huguenote, souligne-t-il en évoquant la barbarie de la France d’alors qui chassait ses protestants. La Poméranie fut peuplée de déportés, dit-il, et nous les avons bien reçus. Je répète que c’était barbare de votre part, insiste t-il pendant que deux soldats zélés cirent ses superbes bottes.
Et il s’adresse encore à un groupe énorme de prisonniers. Des soldats comptent et recomptent et donnent les totaux en hurlant,sans se servir de leurs haut-parleurs

Heil Hitler !
Puis un incident du coté de l’infirmerie. Un Français est mort et deux soldats font le service funèbre rapide et correct, comme pour un des leurs. Salve double et le chant « Ich hatte ein Kamerad, the best sees du nie…  » Notre monde est ainsi, où es-tu ma douce France, où êtes vous les miens ? J’avais un camarade, le meilleur que tu puisses avoir, j’avais un camarade toujours à mes côtés…


Apparition de la peste et intervention de la Croix Rouge.


C’est dans l’hiver 1942 que brusquement la peste fit son apparition dans les Kommandos. Les prisonniers furent ramenés au camp pour les piqûres de la Croix Rouge. Stupeur, le block russe de 5000 hommes décimés et les cadavres gelés entassés comme des billes de bois puis poussés au bulldozer dans le charnier. Nous nous épouillâmes consciencieusement car il y avait une relation entre l’hygiène et l’épidémie. Puis la Croix Rouge opéra ses piqûres. Les files étaient longues et le hasard voulut que je me trouve dans une section de curés et d’instits.
Par ici, frère Marcel, la divine soupe de rutabagas. Les soins furent efficaces et complétés par une douche et pendant le temps de la douche par une désinfection de notre linge.
Au bout de quelques jours, nous reprîmes le chemin de la gare,avec un gardien armé bien sûr, méfions-nous des rencontres! Mais c’était une demande d’ouvriers agricoles et j’étais heureux d’avoir quitté les miradors de Sagan.
Incident spectaculaire : le pope.
Prends cette pelle, dit la sentinelle au soldat Grégor, prêtre orthodoxe dans le civil.

Nein, répond le fier Serbe qui ponctue son refus d’une poussée plutôt nerveuse de la pelle. La blessure ne restera pas impunie car Grégor est entraîné par des gardes dans l’arrière-cour. Des coups de feu éclatent, sans doute pour impressionner les prisonniers, car tout se passe dans la discipline, rude et rigoureuse mais jamais anarchique.

Ainsi en est-il généralement.
Nous en profitons pour faire un tour vers les quartiers juifs et polonais, mais nous ne percevons rien de notable. Les enceintes sont très étanches. Mais du côté des Russes survivants, le spectacle quotidien des charniers ouverts par les bulldozers et des enterrements rapides…
Les prisonniers russes continuaient à affluer, longues cohortes grises et affaiblies. Ceux qui étaient mourants se plaçaient d’eux-mêmes le long du charnier,

notre spectacle quotidien
Je ne sais pas s’il y a une relation avec les vieux vêtements des cadavres mais il y eut un trafic d’étoffes diverses et surtout de vestes militaires avec l’énorme KG (Krieg Gefangener) amovible. L’identification normale des prisonniers était une gourmette d’acier au poignet difficile à couper. Je me souviens encore de mon numéro 49588. J’eus à indiquer mon grade, la possibilité des EoR et mon métier. Mais je précisais bien cette fois que j’étais un paysan de l’ouest, cultivateur sur petite surface et surtout laboureur.
Un beau matin, le commandant nous fit un sermon sur les qualités du travail rural et finalement constitua un groupe désireux de semer le seigle et de récolter les pommes de terre.
Voilà la possibilité de s’évader, pensions-nous, soyons patients.

Nouvelle impulsion au trafic des vêtements et des papiers qui étaient faux depuis longtemps. Le ciel devenait différent et il ne fallait pas manquer l’occasion d’affirmer son Niederdeutsch.
Je n’ai jamais pu maîtriser l’autre accent, celui du Hochdeutsch qui exige un certain raclement de la gorge. Avec mon garde armé et sans menottes, je pris le train de Wroclaw et retrouvais l’usage prussien du ramassage du fouet. Cela pour marquer la soumission. Une fois de plus, je déclinais sans difficulté.Les soucis des Allemands étaient de plus en plus causés parle front de l’Est.

Le soir, tournée du Burgmeister pour annoncer les décès au combat. Cela ne passait pas inaperçu. Nous étions à Wolfau. J’étais donc ouvrier agricole dans une ferme des environs de Glogau. Je fais part d’une impression curieuse.
Avant le labour (un cheval plus un bœuf ), Madame Feigueme fit asseoir dans la salle à manger et je pus boire un café de mélasse (betterave à sucre). Vous me voyez très maigre et le crâne rasé. J’avais l’impression d’une dignité retrouvée. Les formules de politesse avaient fait merveille, je pense, et quelque chose d’indicible que nous perdons peut-être. Je fus très discret car le mari de cette dame mourait d’un cancer douloureux dans
la pièce contiguë. Et je pus le saluer avant sa fin. C’était un ancien combattant du front de la Somme. Mon gardien m’attendait avec son fusil semblable à un hochet.
Dans ce village une surprise, à côté du monument aux morts de 14/18, une stèle m’intriguait. Elle était dédiée à une vingtaine de soldats de Napoléon 1er, retour de Russie et avec quels noms ! Pasquereau, Moricheau la Pointe, Morillon Avant Toute, Baluteau la Flèche.

Vive l’Empereur ! Le monde est petit.
Plus loin, une jeune institutrice s’appelait Mademoiselle Périvière, peu sympathique. Elle avait la cocarde nazie, hélas.
Je mangeais du pain de seigle gris à ma faim et mes forces revenaient. Je quittais Madame Feigue pour aller chez les Mucoski, un polonais marié à une allemande. C’était des maniaques de la propreté à l’étable et des braves gens sans doute. Les Français pour eux, c’était du genre belge ou allemand rhénan. L’ouest finalement a la vie facile, il est moins travailleur. Partout des idées toutes faites. Je travaillais un hiver aux battages, chez Herzog. Leçons de français aux jeunes gens.Lors d’une incursion de terreur des paras russes, l’élève V.A.fut tué. Nous eûmes un chagrin sincère avec les gardes du village, totalement démobilisés et las de la guerre, pour beaucoup antinazis.
Les mouvements antinazis nous rejoignent ; attaques surprises par engins rapides et toujours les paras innombrables et les populations allemandes installées en Russie et en Pologne.Les files commencent très vite à être interminables.
Nous pensâmes à l’évasion. Et revenaient souvent dans ma tête les incitations diverses qui animaient ces masses d’homme.
Au début de ma captivité, il me souvient de ces braves Sénégalais qui avaient organisé une sortie au coupe-coupe.
L’un d’eux a été exécuté devant moi d’une balle dans la nuque et j’ai eu longtemps la tache de sang sur ma veste. Puis des incitations à la haine contre les Anglais, et de dérisoires marches anti-françaises avec des Marocains et des Algériens dont l’allégeance était inébranlable. Je me rappellerai toujours Denizet, instituteur de Paris, qui fut tué de façon suicidaire en franchissant avec insistance une ligne interdite.

Et ce Marocain du 3ème Africain qui voulait absolument un baroud d’honneur,alors que les armes étaient remises. Il voulait gagner le ciel,affirmait-il.
Les exemples seraient innombrables ; dans les conjonctures extrêmes, on ne peut pas s’imaginer combien d’hommes perdent le sens du raisonnable. Les psychiatres de la Croix Rouge intrigués par le nombre croissant de malades mentaux, vrais ou simulés, encouragèrent l’organisation d’une modeste université libre. Et ça marchait. Il y eut un cours d’allemand(Linguaphone avec chants), un cours de physiologie médicale dirigé par un chirurgien martiniquais bénévole. Son nom était délicieux et fleurait la vieille France, Dr de Grand’Maison.

Il y eut de petites réunions littéraires de langue française. Chose étonnante, nous apprîmes que ces prisonniers les plus divers,du Danemark à la Petite Russie en passant par l’Allemagne et les pays de l’Est complétaient le lot des Français. Dans les milieux les plus divers existait donc une soif de culture française, même en Allemagne. Je me souviens d’un petit cordonnier de Lodz, d’un instituteur d’Ukraine et d’un médecin de Roumanie. Notre succès fut limité,une vingtaine de participants peut-être ; un officier allemand francophone fut des nôtres.

Jamais un mot du fascisme triomphant bien sûr.
Ceci se passait au camp de Sagan qui absorba un autre camp britannique plus tard…
Dans les Kommandos agricoles, nous avions remarqué que des ruraux différents avaient aussi une culture familiale assez francisée, que ce soit en Silésie ou en Slovaquie toute proche.Nous étions réconfortés par ce constat.
Je passe sur une visite de fonctionnaires de Vichy. Ils étaient deux, un groupe de prisonniers français les molesta et cracha de mépris. Nous ne les revîmes jamais plus, ils n’étaient pas de la Croix Rouge. Pour ma part, j’aurais aimé retrouver les traces des pionniers planteurs de pommes de terre venus de France.

Marcel Deverge

Évacuation du VIII C
Les 2 000 prisonniers qui ont du quitter le camp, emmenés par les allemands, les 8 février 1945,après une marche épuisante de plus de 500 km en 28 jours ont été répartis dans le stalag IX A de Ziegenhain.
Les 15 à 16 000 évacués le 11 février dans les mêmes conditions ont marché jusqu’au IX A de BadSulza, XI A d’Altengrabow…

Les SAS Jean Garnavault et Francis Héritier se sont évadés de ce stalag en février 45.
Et là ils ont été libérés par les Armées Anglo-américaines.
Dans les Kommandos, un certain nombre de prisonniers (environ 3 000) ont été évacués individuellement par leurs employeurs.(Noté dans un rapport de Pierre Guérin le 20 février 1946).
Quand les Russes se sont trouvé à 30 kilomètres de Sagan, les Allemands nous ont fait évacuer le camp. Nous avons marché pendant un mois pour traverser l’Allemagne à raison de 30 kilomètres par jour, en couchant dans les églises ou sur les stades. Nous nous sommes retrouvés à quelques
kilomètres de Hanovre, après bien des bombardements sur nos colonnes; les avions anglais nous prenaient pour des détachements ennemis.

Nous avons été libérés par les Anglais le 8 mai 1945, mais depuis quelques jours déjà nos gardiens nous avaient laissé tomber. Le 9 mai, embarquement sur des camions anglais jusque la frontière hollandaise, ensuite chemin de fer le 10 mai jusqu’à Hazebrouck où nous avons été libérés. »
Voici un témoignage d’un prisonnier du VIII C qui a été secrétaire du responsable français du camp.
Le secrétaire du Soleil Saganais : C. Dauchel
A l’arrivée des Russes il restera dans le camp environ 300 prisonniers, restés dans un des bloc intact. Les Allemands ont fait exploser et brûler plusieurs bâtiments. Une partie des archives seront récupérées par l’armée Russe.

a suivre..

33 réflexions au sujet de « le stalag VIII C ou l’histoire du camp de Sagan »

  1. Bonjour,je suis fille de prisonnier Stalag VIiic Sagan..Je suis très interessee si vous sortez un livre.Merci.Mme Fillol Simone 20rue Guynemer 43100BRIOUDE. Teleph 0471775056 après 19h

    • Bonsoir Simone,
      Mon livre intitulé : « Artistes au Stalag », reflétant à travers la vie culturelle, artistique, cultuelle ce qu’était la condition du prisonnier au Stalag VIII C de Sagan, paraîtra le 27 mars. Je vous en ai déjà parlé au téléphone et vous m’aviez marqué votre intérêt.
      Je ne manquerai pas en temps voulu de vous donner toutes les informations pour que vous puissiez me le commander. J’ai été très touchée par votre histoire douloureuse et j’espère que mon livre vous aidera à mieux comprendre ce que ces hommes captifs ont enduré et qui les a tellement marqués qu’ils en ont gardé des séquelles.
      Bien cordialement.
      Agnès Elias

  2. Dans une lettre de mars 1945, mon grand-père dit qu’il a été au stalag viiic. je ne sais pas s’il y a été comme prisonnier de guerre.
    Il s’appelait Pierre Bourdon et était médecin lieutenant. se pourrait-il qu’il soit le médecin français qui s’occupe de l’infirmerie ?
    merci pour votre réponse. Justine bourdonju@orange.fr

    • bonjour,
      je n’ai pas trouvé de mr Bourdon dans l’effectif de l’infirmerie/hôpital de Sagan.
      étonnant, en sachant que le personnel médical était très demandé.
      peut être était il détaché dans un kommando de travail?
      désolé.

  3. Bonjour,
    Mon grand-père Edouard Marti a été envoyé dans le Stalag 8C après son arrestation le 23 mai 1940 à Erquelinnes.. Il n’en parlait pas, mais nous savons qu’il a été envoyé dans une ferme pour y travailler, et où il était plutôt bien traité. Il a réussi à s’enfuir de là en 1942.
    Savez-vous où je pourrais trouver des infos sur lui, car apparemment vous avez pu avoir accès à des infos sur ce camp.
    Merci

  4. Dans l’hommage rendu à Paul Bourdon, son fils Christian rappelle qu’il termina son triste parcours de prisonnier à Kalinin (Tristement célèbre après la découverte du massacre de Katyn)
    et qu’il mettra 6 mois pour rentrer en France .
    Mon père a également été « détenu » à Kalinin, période la plus épouvantablement indicible de sa vie de prisonnier . Je suis à la recherche d’informations sur ce déplacement en Russie dont personne ne parle . Le témoignage de Christian Bourdon contient la seule et unique allusion à Kalinin que j’ai pu découvrir, ceci malgré mes nombreuses recherches . Mon père refusait d’en parler car cela représentait pour lui  » le comble de l’humiliation et de la dégradation humaine  » . Il évoquait seulement une marche épuisante où celui qui faiblissait était froidement abattu, le froid indescriptible en l’absence de la moindre couverture, la famine constante , les épidémies et mauvais traitements etc…Mais il restait vague, souffrait et ne voulait pas s’attarder.

    C. Bourdon aurait-il d’autres informations ( même infimes ou parcellaires ): histoire de cette marche depuis le Stalag jusqu’en Russie, conditions de détention dans le camp, mode et trajet du rapatriement etc..
    Merci d’avance
    Annie Jogand

  5. Bonjour,
    Mon beau-père, JAN Pierre Marie n° matricule de prisonnier de guerre 33341 a été détenu au stalag VIII C du 16 06 1940 au 10 05 1945. Il est né le 01 12 1914 à Acigné (35). Je suis à la recherche de tout indice pour retracer son parcours depuis sa capture le 05 06 1940 à Soissons (02) mitrailleur au sein du 93 ième R. I. Je remercie pour votre aide et bon courage a tout ceux qui son comme moi dans les recherches et regrettant de ne pas avoir su parler de ces moments douloureux avec lui.

  6. Je vous remercie pour ce site; je suis moi-même à la recherche de renseignements concernant mon grand-père, fait prisonnier à Dunkerque et emmené au stalag 8C de Breslau. Son matricule était 42096. Il s’appelait Henri Kersgieter. Je sais qu’il a travaillé dans une ferme, dans une usine, comme chauffeur de la femme d’un dentiste…mais je ne sais pas trop dans quel ordre.
    Merci à tous ceux qui pourraient m’apporter des renseignements ou l’identifier sur une photo. Né en 1902, il avait donc de 38 à 43 ans. Marié et père de deux enfants et néanmoins mobilisé. Il est décédé de maladie, 3 ans après son retour de captivité.

  7. Bonjour Mon grand père CONSTANT JEAN FLEURY a été prisonnier au Stalag VIII C en 1942 et 1943 j’ai des correspondances qui le prouvent). J’aimerais retrouvé trace de son parcours. Il était dans les arbeit kommando sous le n° 371 . Si vous pouvez m’aider dans mes recherches et vous en suis reconnaissante. Son n° de matricule prisonnier était le 44 895

    Cordialement

  8. Bonjour, je recherche le parcours de mon cousin arrivé au stalag 8 C à Sagan en 1944.
    Nom: HENRI BUSSIERE matricule 35118
    Fait prisonnier le 21 juin 1940 à Bruyères, puis Gorlitz en Allemagne.
    Décédé à Sagan en 1945.
    Merci à toutes les personnes pour renseignements ou photos.

  9. bonjour,je marche aussi sur les traces du passé de mon père Georges ARNAUD de Machecoul(44) numéro de matricule 14125.Il a été fait prisonnier le 13 Mai 1940 à Jaindrain en Belgique et est envoyé à Sagan.Il part le 6 Juin 1940 travailler en ferme d’abord à Glaugau puis ensuite à Sabel (à côté de Glaugau) jusqu’en
    Novembre 1941 avant de travailler dans une sucrerie de betteraves jusqu’en Mars 1942.Puis de retour à Sagan pour y travailler comme boulanger en ville (son métier).Délivré par les Russes le 11 Février 1945,il rentre à pied en passant par Hanovre jusqu’à Hazenbrouck puis rentre à Nantes le 6 Mai 1945.
    Toujours en vie ,nous venons de lui fêter ses 101 ans le 6 Février.Je recherche ceux qu’il aurait pu croiser sur ce long chemin en cette période,sans doute en photos aujourd’hui. Merci à tous. son fils Jean-michel

  10. MEDELLI Jean , le 14 février 2016
    Bonjour,
    moi aussi je marche sur le passé de mon père Nilo Carlo MEDELLI qui a été prisonnier au stalag VIII C et qui était interprète du camp; il était en outre violoniste et faisait partie de l’orchestre Brise de France. J’aimerais avoir des renseignements complémentaires et si possible des documents, en particulier d’éventuelles photographies et d’éventuels témoignages. Merci d’avance pour votre collaboration. Si vous le désirez je peux vous aider dans votre documentation en vous faisant parvenir les quelques rares photos que j’ai à disposition.

  11. Bonjour,
    Je suis en possession d’une plaque d’identité intacte, STALAG VIII C avec pour matricule de PG: 49337.
    Si quelqu’un peut me donner des précisions ou nom concernant ce matricule, je me ferai un honneur de restituer à la famille cet objet, témoignage d’une période douloureuse.
    Respecteusement
    Yves

  12. bonjour,
    Emile Rossfelder et C.Minssart de Rueil (seine/92) ont du y être pendant la période du début 44 au 15 août 1944, ainsi qu’à Ilowa/Halbau bei Sagay,
    cordialement,
    limos.conseil@gmail.com

  13. Bonjour

    Avez-vous des éléments complémentaires complémentaires concernant mon beau-père aujourd’hui décédé.

    SCRIGNAC Jean
    Né le 29.10.1916 à Servel – mort le 11.12.2003 à Perros-Guirec

    Incorporé le 23.10.1937 pour faire son service militaire à l’école militaire de Paris, puis Saint-Cyr-Ecole comme boulanger, puis déplacé à Verdun. Fait prisonnier le 19 juin 1940 à Epinal (Vosges), puis expédié en Allemagne et Silésie

    Arrive en Allemagne le 26.10.1940 au Stalag VIII C – matricule 56002. Lors de la libération du camp en février 45 par les Russes, il s’échappe de la colonne avec un copain et décide d’attendre les Russes. Il est fait de nouveau prisonnier par eux, et emmené d’abord à Kiev, pour être finalement redirigé à Kalinine près de Moscou. Il mettra 6 mois pour rentrer en France et arrive le 01.08.1945 à Saint-Brieuc – arrive à Lannion le 03.08.1945 ou personne ne l’attend sur le quai de la gare.

    Son parcours (Epinal – Bains les-Bains – Sagan – Hansdorf – Sprottau – Tschestohawa (Pologne) – Lublin – Brest-Litow – Moscou – Kalinine)

    • bonjour mr Lartigue
      je n’ai pas d’éléments complémentaires à vous apporter mais mon papa a certainement croisé et travaillé peut-être avec votre beau père.De son métier boulanger,il a fait son service militaire à Saint germain en laye et allait fréquemment à Saint Cyr l’Ecole du 10 octobre 1936 au 15 octobre 1938.IL est mobilisé le 21 Mars 1939 et combattant en Belgique ,est fait prisonnier à Jandrain le 13 Mai 1940 avant d’être envoyé à Sagan sous le matricule 14125 au stalag 8 C.il travaille ensuite dans des fermes et fût aussi boulanger à Sprotteau dans la boulangerie de Noel 1944 jusqu’en Février 1945.Il fut délivré par les Russes le 11 Février 1945 avant de rentrer à pied avec d’autres camarades le 6 Mai 1945 ou personne ne l’attendait comme votre beau père.Il est curieux de constater la similitude de leur parcours et ils ont dû forçément se rencontrer.Mon papa est né le 6 Février 1915 et vient de s’éteindre entouré de ses enfants aujourd’hui le 25 Octobre 2016 presque à 102 ans.C’est un jours tellement sombre pour nous et pourtant je trouve le courage de vous répondre et lui dire encore que je suis fier de lui,même s’il me laisse dans la peine.Il était sûrement le plus vieux des anciens prisonniers du Stalag 8 C à Sagan.Je pense à vous et à votre famille.

  14. Bonjour monsieur Arnaud
    Si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur le stalag VIII C contactez moi : jbr.bourbon@gmail.com
    mon père est passé par le stalag et ensuite parti en kommandos à Steinau sur Oder.
    Bien à vous
    Christian Bourbon

  15. Bonjour
    Mon papa a été fait prisonnier en mai 1940 à Maroilles dans le nord.
    Toute sa captivité, il était au stalag VIII C à Sagan .
    Il est rentré en France en 1944 par un train de relève ( échange de prisonniers avec les personnes du STO )
    Il avait eu une fille en 1938 et ensuite à son retour un garçon en 1945, une fille en 1946 et un garçon en 1948 .
    Il s’appelait Jacques Broglin et était rédacteur du journal du camp  » Le soleil saganais  »
    Il nous parlait souvent de sa captivité et malheureusement n’a jamais eu l’occasion de retourner à Sagan qu’il aurait aimé revoir, car malgré la séparation d’avec sa femme, sa petite fille et de sa famille, il ne nous parlait pas mal de sa captivité . Il aurait aimé voir tous ces sites que nous voyons grâce à Internet, mais il est décédé à 96 ans en 2008. Nous avons ( conservée par maman ) toutes les lettres envoyées du camp .

  16. Bonjour
    Mon grand-père Gabriel OLIVIER né le 16/07/1910 à Auvers le Hamon (53), 9è Cie des Gardes a été prisonnier lui aussi au Stalag VIII C (liste Gallica). Je n’ai pas son numéro de matricule, je sais juste qu’il a travaillé dans une ferme. Je n’ai pas reconnu son visage sur les photos publiées. Peut-être quelqu’un aurait-il des informations dans un journal personnel ?
    Merci d’avance

    • je n’ai pas trouvé le nom de votre grand père sur mes fiches, si vous voulez en savoir plus sur le stalag VIII C, écrivez-moi à : jbr.bourbon@gmail.com. Je vous enverrai un dossier complet sur ce stalag.
      Bien à vous
      Christian Bourbon

  17. Bonjour,
    Mon père MOLLARD Lucien (matricule 21041) a été fait prisonnier à Wassigny le 20/05/1940.
    Ensuite il a rejoint le stalag WIIIC et a été rapatrié le 11/05/1945.
    Je sais qu’il a travaillé dans une ferme.
    Merci de m’indiquer si vous possédez des éléments le concernant.

  18. Bonjour,
    Mon père Constant (dit Maurice) Lenay a été fait prisonnier à Rance (Belgique) le 27 mai 1940. Il avait le matricule 26065 et dépendait du stalag VIII C de Sagan mais il a fait plusieurs Kommandos et de 1943 à 1945 il était dans une ferme à Konradswaldau (actuellement Grzedy en Pologne). En voulant mettre son histoire par écrit pour mes filles j’ai retrouvé son « carnet de route » sur lequel il a noté toutes ses étapes de prisonnier jusqu’à son retour en France ainsi qu’une photo de « Stoberau kreis Brieg de 1941 » (elle représente un groupe de 9 prisonniers et les noms sont notés au dos). Je peux vous scanner les documents si vous le désirez. De votre côté, avez-vous des renseignements concernant mon père ?
    Cordialement

    • bonjour
      je suis tout a fait intéressé par vos documents
      cela ferait un très bel article avec son carnet de route que je mettrais avec plaisir en forme sur le site
      il se trouve que ce stalag VIII C ou appelé camp de Sagan a une attraction très particulière auprès des passionnés d’histoire
      merci d’avance et me tiens a votre disposition
      merci d’avance

      • Pouvez-vous me donner une adresse mail pour pouvoir vous envoyer les documents ? Lorsque je clique sur le lien pour vous répondre, je reviens directement sur le site et je ne peux pas mettre de pièces jointes.
        Cordialement,
        Monique Lenay

    • Reçu votre message de recherche.
      Je n’ai pas trouvé de Maurice Lenay. Si vous souhaitez en savoir plus sur le camp de Sagan, envoyez moi vos coordonnées mail à jbr.bourbon@gmail.com.
      Je vous enverrai un dossier sur ce camp.
      Bien à vous
      Christian Bourbon

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