cet article sera complété au fur et à mesure des infos, photos, documents ,lettres, que des lecteurs voudront bien me faire parvenir

merci d’avance…

 

A LA MÉMOIRE DES COMBATTANTS DE DIEN BIEN PHU

 

on peut comprendre que la préoccupation majeure des Français était au redressement et à la reconstruction du pays, et le retour à des conditions de vie normales.

mais comment expliquer que le statut des déportés d’Indochine ne soit pas plus reconnu ou évoqué ?

cette désensibilisation tient à deux facteurs : « L’Indochine, ce n’est pas le cœur de l’Histoire, en tout cas pas chez nous, pas pour nos médias.

En conséquence, les auditeurs ont moins de repères et moins de mémoire. » Moins de victimes, plus de distance, donc moins de considération, on oublie.

 

Cinq colonnes à la une (extrait)     ORTF – 08/05/1964

 

 

Depuis 1946, la France est engagée en Indochine afin de vaincre le Viêt-minh du communiste Hô Chi Minh qui lutte pour l’indépendance.

Na San

Le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient (C.E.F.E.O) s’efforce d’arrêter l’avancée des troupes du Viêt-minh vers le Laos à partir de 1952, notamment en s’appuyant sur l’implantation de camps retranchés aéroterrestres sur lesquels doivent se briser les forces ennemies.

Entre octobre 1952 et août 1953, un premier camp retranché est implanté à Na San.

Avec la reprise de l’avancée des forces du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh, le commandement français décide de créer un second camp

ce sera Dien Bien Phu.

 

En 1953, l’état-major français décide de frapper un grand coup en s’emparant de la cuvette de Dien Bien Phu pour empêcher les Vietnamiens de pénétrer au Laos.

à la fin du mois d’août, NAVARRE demande à ce que l’on prépare une opération aéroportée sur Dien Bien Phû. Il prévoit d’utiliser 6 bataillons de parachutistes. Le nom de code sera CASTOR, le commandement est confié au général GILLES et la date est fixée au 20 novembre.

Navarre indique que l’opération doit être déclenchée « sous réserve de conditions météorologiques favorables »

Trois généraux:

le général GILLES commandant les troupes aéroportées

le général DECHAUX commandant le groupement aérien tactique

le général BODET, adjoint interarmées du Général NAVARRE

décollant de Hanoï, à bord d’un Dakota, équipé en PC de commandement, survolent dès 5 heures du matin, la cuvette de Dien-Bien-Phu, s’assurant que les conditions météorologiques sont bonnes et le resteront,.

le feu vert pour l’opération Castor à 7h20 le matin du 20 novembre 1954.

65 Dakotas occupant les deux pistes d’Hanoï embarquent à 8 H 45, les 2 premiers bataillons parachutistes.

dien-bien-phu

Les parachutistes et le matériel seront largués sur trois zones de saut baptisées:

 

organisation du camp retranché de Dien Bien Phu

 

  • « Natacha »

Avec 651 parachutistes, le 6ème B.P.C (Bataillon Parachutiste de Choc) du commandant BIGEARD sautera le premier sur « Natacha ».

  • « Octavie » sur la rive droite du fleuve Nam Youn

les largages de gros matériels ont commencé.

Un premier bulldozer de 7 tonnes dont un parachute s’est détaché s’enfonce dans la vase d’une rizière. Quatre autres vieux bulldozers prendront un contact moins rude avec le sol et seront opérationnels. Les efforts des sapeurs se portent au départ sur la remise en état de la piste d’atterrissage et les hommes de la 17ème CPG (Compagnie Parachutiste du Génie) ont d’abord dégagé et aplani.

C’est de plus le seul endroit plat pour installer un aérodrome dans la région.

  • « Simone », sur la rive gauche.

La deuxième vague larguera le 2/1er R.C.P (Régiment de Chasseurs Parachutiste) du commandant BRECHIGNAC dont 820 paras se poseront sur « Simone ».

Bigeard a 200 vietnamiens à l’effectif et BRECHIGNAC 420.

3ème unité du G.A.P1 (Groupe Aéroporté N°1), le 1er B.P.C du commandant SOUQUET sautera dans l’après-midi avec les sapeurs et une batterie du 35ème R.A.L.P (Régiment d’Artillerie Légère Parachutiste).

C’est de plus le seul endroit plat pour installer un aérodrome dans la région.

la situation de Dien Bien Phu

Mais c’est aussi une vallée entourée de collines qui peut se transformer en piège pour les soldats retranchés.

Les parachutistes arrivent en renfort à Dien Bien Phu

150 Dakota larguent sur la cuvette , alors aux mains du Viêt Minh 3000 parachutistes sur la cuvette

Bataillon après bataillon les hommes tombent du ciel dans le rizières .

Les parachutes sont récupérés, des avions les remporteront sur HANOÏ

Le 23 novembre le Général COGNY atterrit sur la piste provisoire pour inspecter la forteresse en construction

COGNY ne croit pas à la valeur du camp retranché pour barrer une direction et ne réussi pas à en dissuader NAVARRE.

Les Généraux Cogny et Navarre

Ces milliers de parachutistes s’emparent de l’endroit et s’y fortifient.

les renforts arrivent à Dien Bien Phu

la situation géographique de Dien Bien Phu 

Originellement appelée en langue thaï, Muong Tanh rebaptisée en vietnamien Dien-Bien-Phu, ce qui signifie « chef lieu de l’administration frontalière », c’est un vaste rectangle de rizières de 17 kilomètres de long sur 5 de large (c’est donc un peu abusivement qu’on parle de cuvette).

La vallée de Dien Bien Phu est située à 250 km de Hanoi, dans le haut pays Thaï, à la frontière du Laos. , entourée par des collines dont les hauteurs varient de 400 à 550 m, qui est traversée par la rivière Nam Youm.

la cuvette de Dien Bien Phu

La rivière Nam Youm qui arrive du nord-ouest est grossie par la Nam Co et traverse la vallée du nord au sud pour s’écouler ensuite en direction de Mékong. La plaine d’une altitude moyenne de 4 à 500 mètres est parsemée de petits mamelons qui permettent à ses occupants d’observer et d’appuyer d’éventuelles opérations dans la zone.

Patrouille dans la jungle autour de Dien Bien Phu

Par contre, un encadrement montagneux dont les gradins irréguliers s’étagent sur plusieurs kilomètres à partir des bords de la plaine, domine les fonds d’environ 6 à 700 mètres. Un manteau forestier couvre la majeure partie de ces crêtes.

Il pleut beaucoup dans la région. Durant la mousson, entre avril et septembre, il tombe environ 1,50 mètre de pluie, ce qui fait que la vallée est partiellement inondée pendant cette période.

Le ciel est généralement couvert ce qui est une gêne importante pour l’appui aérien et le ravitaillement par air, déjà rendus difficiles par la distance de 300 kilomètres séparant Dien-Bien-Phu des bases aériennes d’Hanoï et Haiphong.

Sur l’un des points de franchissement de la Nam Youm se trouve un petit village près duquel les Japonais ont réaménagé une piste d’aviation durant la Seconde Guerre mondiale.

Opération Castor

 

Entre les 20 et 22 novembre 1953, lors de l’opération aéroportée baptisée « Castor » est destinée, dans le cadre du Plan Navarre, à occuper la vallée de Diên Biên Phu (Tonkin) afin de couper la route du Laos au Viêt-minh.

opération Castor

Sont ainsi successivement parachutés :

le 20 novembre

le 6e B.P.C (Bataillon de Parachutistes Coloniaux) du commandant Bigeard

la 17e Compagnie parachutiste du Génie

le G.M/35e R.A.L.P (Groupe Mobile du 35e Régiment d’Artillerie Légère Parachutiste)

le II/1er R.C.P (2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes) du commandant Bréchignac

le PC du G.A.P 1 Groupement Aéroporté) sous les ordres du lieutenant-colonel Fourcade

le 1er B.P.C du commandant Souquet

la C.E.P.M.L (Compagnie Étrangère Parachutiste de Mortiers Lourds)

l’ A.C.P 1 (Antenne Chirurgicale Parachutiste n° 1)

le 21 novembre

 le 1er B.E.P (Bataillon Étranger de Parachutistes) du commandant Guiraud

le PC du G.A.P 2 sous les ordres du lieutenant-colonel Langlais

Dien bien Phu – Le Colonel Langlais

l’ E.D.A.P (État-Major Divisionnaire Aéroporté) sous les ordres du général Gilles

le 8e B.P.C (Bataillon de Parachutistes de Choc) du capitaine Tourret

 le 22 novembre 

le 5e B.P.V.N (Bataillon de Parachutistes Vietnamiens) du commandant Bouvery et le colonel Bastiani avec son état-major.

commandés par le général Gilles, ils enlèvent sans difficulté la vallée de Dien Bien Phu et commencent son aménagement.

bilan humain de cette opération:

Côté Français, après une première journée de l’opération, on déplora:

  1. 15 Morts au combat

(Le premier officier tué de l’opération est le médecin capitaine RAYMOND, atteint par une balle lors de sa descente en parachute.)

  1. 34 blessés
  2. au saut:
  3. 1 mort
  4. 13 blessés.

Dien bien Phu – Hommage aux Morts sur une colline

Côté Viet: 115 morts, 4 blessés fait prisonniers, un butin d’une quarantaine d’armes automatiques.

4.195 hommes auront sauté sur Dien-Bien-Phu,
beaucoup d’entre eux effectuaient leur premier saut
ce fut surtout le plus important largage de parachutistes de la guerre d’Indochine.

 

Les Français transforment progressivement la cuvette en véritable camp retranché :

Travaux à Dien bien Phu

la zone est protégée par plusieurs rangées de fils de fer barbelés.

 

  1. la piste d’aviation est remise en état
  2. des positions fortifiées sont construites sur les petites collines qui entourent le village :
            • au nord « Gabrielle »
            • à l’est « Béatrice » « Dominique » et « Éliane »,
            • à l’ouest « Anne-Marie » « Huguette », « Claudine », « Françoise », « Liliane », « Junon »
            • au centre le PC et « Épervier »

          et enfin au sud  Isabelle »

 

ORGANISATION DU CAMP RETRANCHE

 

organisation du camp retranché de Dien Bien Phu

Le colonel de Castries, après avoir fait implanter 4 points d’appui autour de la piste, décide de les baptiser chacun d’un prénom féminin.

Le P.A Huguette : piste Ouest – côté rizières 1er Bataillon du 2éme Régiment étranger d’infanterie
Le P.A Dominique : piste Est – côté rivière – haute colline 3éme Bataillon du 3éme RTA
Le P.A Claudine : piste  Sud – côté rizières – Commandement – Batterie d’artillerie – G.A.P 2 (8e B.P.C et 1er B.E.P)
Le P.A Éliane: Sud-Est  colline moyenne, côté rivière – au dessous de Dominique 1er Bataillon du 4éme Régiment de tirailleurs Marocains

4 môles de résistance pour chaque P.A

P.A Béatrice – Nord-Est – Grand piton  3éme Bataillon de la 13éme Demie-brigade de Légion étrangère
P.A Gabrielle – Nord – Piton allongé vers la piste  5éme Bataillon du 7éme Régiment de tirailleurs Algériens
P.A Anne-Marie – Nord-Ouest – Plateau 3éme Bataillon thaï

P.A isabelle  3éme Bataillon du 3éme REI et 2éme Bataillon du 1er RTA.

poste Isabelle

Chaque point d’appui comporte quatre môles de résistance tenus chacun par une compagnie.

Le centre principal de résistance est couvert :

  • au nord-est, sur un grand piton, par le P.A Béatrice tenu par un bataillon.
  • au nord par le P.A Gabrielle, sur un piton allongé dans le prolongement de la piste, également tenu par un bataillon.

 

Dien bien Phu – Les paras en position sur une colline

  • au nord-ouest, sur un plateau, par le P.A Anne-Marie tenu par des éléments Thaï.

A 5 km au sud, dans le prolongement de la Nam-Youm, Les batteries d’artillerie, un peloton de chars et un bataillon de la légion étrangère, couvrent le centre principal de résistance.

Dien bien Phu – Char Stuart enterré

chaque point d’appui est divisé en plusieurs postes ; un réseau de communication, en partie enterré et protégé par des barbelés, relie les points d’appui et les postes entre eux

la bataille de Dien Bien Phu une Tranchée

trois zones de largages sont aménagées entre les différents points d’appui dans le cas où la piste d’aviation deviendrait inutilisable.

La Bataille de Dien Bien Phu

la bataille s’engage véritablement à la mi-mars 1954.

 

Sous le feu à Dien Bien Phu

les forces en présence

À cette date, commandée par le colonel de Castries, la garnison française compte près de 10 000 hommes appuyés par des mortiers lourds et des canons de 105 mm.

En face, Giap rassemble 70 000 soldats appuyés par plus de 100 pièces d’artillerie installées dans des positions dissimulées.

13 mars

harcèlement de l’artillerie Viet-minh

le Viêt-minh lance une violente attaque sur « Béatrice » et sur « Gabrielle » essentiellement tenues par des légionnaires et des tirailleurs algériens : les positions françaises sont submergées tandis que l’artillerie française ne parvient pas à détruire les canons ennemis.

Légionnaire à Dien bien Phu

 

En deux jours, deux points d’appui tombent définitivement aux mains du Viêt-minh.

le 15 mars

Giap ajourne l’offensive et demande à ses hommes d’investir le camp retranché en réalisant une organisation du terrain permettant d’asphyxier les défenses et d’amener ses troupes à la distance d’assaut la plus courte possible.

Le 16 mars

La piste d’aviation est désormais directement sous le feu des armes automatiques ennemies.

 

Dien bien Phu Aérodrome destruction avion français

renfort le 6éme Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Marcel Bigeard.

le 17 mars

le 3éme Bataillon Thaï quitte les PA Anne-Marie 1 et Anne-Marie 2, les uns pour se replier vers le centre du dispositif, les autres pour se diriger vers les lignes ennemies pour se constituer prisonniers.

Il semblerait que, choqués par le bombardement d’artillerie, inquiets pour leurs proches qui sont en territoire Viet-minh et impressionnés par la propagande ennemie qui leur promet la clémence de l’oncle Ho, les Thaîs aient pensé que ce n’était plus leur guerre.

le 27 mars

alors que la pluie tombe sans discontinuer, aucun avion ne peut plus ni atterrir ni décoller du camp retranché : les assiégés ne sont plus relevés ; les blessés des deux camps sont soignés sur place.

Giap aligne quatre divisions d’infanterie et une division d’artillerie, soit 70 000 combattants régulièrement relevés, et 60 000 auxiliaires dont les missions sont de construire les routes et de transporter ravitaillement et matériel.

Ce déploiement de forces s’avère bien supérieur aux estimations françaises.

le 28 et 29 mars

De Castries ordonne à Bigeard d’aller faire taire l’artillerie sol-air Vietminh déployée à l’ouest du camp retranché autour de Ban Ong Pet et Ban Nam Bo. Réussite….

parachutistes et légionnaires détruisent des batteries ennemies positionnées près d' »Anne-Marie » ce qui redonne un peu d’espoir à la garnison.

Le Viêt-minh ne cesse pourtant de progresser .

le 30 mars

une grande partie de « Dominique » est perdue

Le 1er avril

le 6e B.P.C. du chef de bataillon Marcel Bigeard lance des contre-attaques.

Dominique 5 et Éliane 1 sont repris avant d’être abandonnés faute de troupes fraîches.

Éliane 2 tient toujours. Assauts Viets et contre-attaques des parachutistes se succèdent.

le 12 avril

Contre-attaque sur le point d’appui «Huguette» puis attaque «d’Éliane 1»

le 14 avril

le Viêt-minh occupe tout le nord de la cuvette, dont un tiers de la piste d’aviation. De jour comme de nuit, attaques et contre-attaques se succèdent autour d' »Huguette », de « Dominique » et d' »Éliane ».

La pluie incessante transforme le camp en bourbier.

Le 23 avril

les Viets reviennent. Huguette 1 est submergée.

Le 1er mai à 22 h

après une importante préparation d’artillerie, le Viêt-minh lance son offensive générale. Les derniers points d’appui tombent les uns après les autres

la nuit du 1er au 2 mai

Eliane 1 ce point d’appui, tenu par les 1re et 2e compagnies, tombe sous les tirs d’artillerie Viet-min.

le 7 mai

Seuls 19 rescapés rejoignent les restes du bataillon au point d’appui «Éliane 4» qui tombe à son tour

« Claudine », « Éliane » et le PC sont perdus ….

à 18 h ce jour-là, le cessez-le-feu est annoncé.

le 8 mai

après une ultime tentative de sortie des tirailleurs et des légionnaires, « Isabelle » est submergé.

c’est la fin……

 

Le drapeau Viet flotte sur Dien Bien Phu

Le Général Giap et son groupe de combattants

Les forces armées du Viêt-minh trouvent leurs origines dans le groupe de combattants rassemblé et formé par Giap et dans les Tu Vé, les premières milices constituées en 1945. Avec l’aide chinoise à partir de 1950, les forces armées du Viêt-minh s’organisent et se développent rapidement sur un modèle inspiré des expériences soviétiques et chinoises.

Il existe trois catégories d’unités :

  1. le corps de bataille (Chu Luc),
  2. les forces régionales
  3. les forces populaires qui soutiennent les unités régulières en assurant le transport du ravitaillement, la sécurité des arrières et la participation aux combats en compensant les pertes.

Mais les Vietnamiens dans des conditions extraordinairement difficiles, à dos d’homme ou à travers de tunnels creusés dans la boue des collines installent au sommet de celles-ci une artillerie qui s’abat sur les français pris au piège et détruit le terrain d’aviation.

 

le Général Giap

À Dien Bien Phu, la Chu Luc aligne les 304e, 308e, 312e et 316e divisions d’infanterie et la 351e division lourde avec ses régiments du génie et d’artillerie sol-sol et antiaérienne.

La chute de Dien Bien Phu marque la fin des espoirs français.

08-05-1954 dien bien phu est tombé

 

08-05-1954 dien bien phu est tombé

le bilan humain

 

La bataille de Dien Bien Phu coûte au C.E.F.E.O plus de 3 000 hommes, 1 700 morts et 1 600 disparus

4 400 soldats français sont blessés ; 10 300, dont les 4 400 blessés, sont fait prisonniers.

seuls 3 300 sont rendus à leurs familles.

L’ennemi perd au moins 8 000 hommes et a plus de 15 000 blessés.

 

respect  souvenir  hommage

à nos soldats……..

 

En France

Le Président du Conseil nouvellement élu Pierre Mendès-France qui mène les négociations avec les représentants vietnamiens cherche à négocier le moins mauvais compromis.

Ce sont les accords de Genève.

la conférence de Genève

 

Le 21 juillet 1954, la Conférence a tranché sur le 17e parallèle.

les accords de Genève

Le Vietnam fut séparé en deux parties :

Vietnam du Nord et Vietnam du Sud.

  • Le Vietnam du Nord devenait la République démocratique du Vietnam (R.D.V) avec Hồ Chí Minh à la tête de sa présidence.
  • Le Vietnam du Sud devenait l’État du Vietnam avec Bao Đài comme chef d’État.

Un armistice fut imposé pour que la zone du 17e parallèle soit démilitarisée.

Une entente avait été établie entre les deux Vietnam : une élection référendum était prévue pour 1956 afin de réunifier le pays. Entre temps, chaque Vietnam se reconstitue en force.

La R.D.V et l’État du Vietnam voulaient tous deux la réunification du pays, mais dans des conditions politiques différentes, des régimes différents. La R.D.V voulait l’unité du pays. Elle voulait un régime communiste sans l’influence des États-Unis.

L’État Vietnam lui aussi aspirait à la réunification, mais sous un régime non communiste. Les deux côtés allèrent chercher de l’aide extérieure pour pouvoir réunir le pays selon leur position politique.

La Chine et l’URSS financèrent la R.D.V tandis que les États-Unis s’installaient dans l’État du Vietnam.

Les États-Unis n’avaient pas signé les Accords de Genève, c’est donc pourquoi ils pouvaient se permettre d’intervenir dans le sud du Vietnam pour arrêter la propagation de communisme.

Le Nord communiste, le Sud devient un régime nationaliste et prétendument démocratique sous l’autorité de l’empereur Bao Dai, bien vite renversé par des militaires plus énergiques dans leur lutte contre le communisme et qui ont le soutien des États-Unis.

 

C’est ainsi, comme l’a écrit Pierre BRISSON

(Le Figaro. 08 et 09 mai 1954, n° 3005; 128e année.) que :

« Les combattants de Dien-Bien-Phu sont morts parce que nous nous sommes menti à nous-mêmes.

Ils sont morts parce que nous n’avons pas su faire cette guerre,

parce que nous n’avons su ni la vouloir ni la refuser,

parce que nous n’avons su ni mesurer l’épreuve, ni en prévoir les conséquences, ni la situer dès l’abord sur son plan mondial.

Il y a eu au cours de ces neuf années des occasions perdues pour négocier, comme il y a eu des occasions perdues pour la victoire.

Elles l’ont été de la même façon.

Elles l’ont été par faiblesse. »

 

Clémenceau disait:

celui qui est vainqueur, c’est celui qui peut, un quart d’heure de plus que l’adversaire, croire qu’il n’est pas vaincu.

en guise de conclusion (pour la classe politique et certains généraux…)

Finalement les Français s’engagèrent dans cette affaire sans tout faire pour la gagner (y compris sur le terrain même) avec un mélange de légèreté et de prétention envers l’adversaire alors que les Vietnamiens y allaient en faisant tout pour la gagner.

sources :  cheminsdememoire.gouv.fr

mémoires de parachutistes

a suivre et à compléter…

 

 

 

 

 

 

 

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