le témoignage en fin d’article m’a été confié par :

Catherine THORÉ COULON  fille de Michel, qu’elle en soit remerçiée

73e R.I

blason du 73e R.I

composition :

  • Bataillons I, II, III
  • 13e Cie de pionniers

affectation auprès de la 2e division d’infanterie

  • Formé le 07/09/39 sous le commandement du  Lt Col Terrier

Du nord au sud, la région est divisée par la rivière Aisne, le canal des Ardennes juste à côté, la rivière Retourne, à 10 km plus au sud et encore plus au sud de la rivière Suippe. Le Retourne ne constitue pas un obstacle pour les véhicules ou l’infanterie et il y a 12 ponts qui le traversent.

En mai 1940, les Allemands ont été arrêtés sur l’Aisne par divers éléments de 14e DI et 10e DI par exemple. Les emplacements défensifs sont presque inexistants au début de juin, étant donné que ces unités étaient chacune surchargées sur un front de 20 km et ont dû éviter de multiples incursions et des tentatives de passage.

Le 2e DI arrive sur ce front entre le 31 mai et le 1er juin pour se déployer entre le 10e DI (ouest) et le 14e DI (est).

Le 2e DI est une division de réserve série A mobilisée le 1939/09/07.

elle consiste en :
• Un QG divisionnaire (Général Klopfenstein, Lieutenant-colonel Villate du personnel du QG)
• 3 régiments d’infanterie;

Chacun avec une compagnie de commandement (CHR = compagnie hors-rang), une compagnie d’armes (CRE, compagnie régimentaire d’engins) et 3 bataillons d’infanterie (chacun avec une compagnie de commandement, 3 compagnies de fusil et une entreprise d’armes).
—  33e RI (créé en 1625, ancien régiment Touraine) (Lieutenant Colonel Vivien)
—–  CHR
—–  CRE (Capitaine Tissinier)
—–  I / 33e RI (Commandant Tissot)
—–  II / 33e RI (Commandant Labor)
—–  III / 33e RI (Commandant Vigreux)
— o 73e RI (créé en 1674, ancien régiment Royal Comtois) (lieutenant-colonel Terrier)
—–  CHR (Capitaine Mauriaucourt)
—–  CRE (Lieutenant Delfosse)
—–  I / 73e RI (Capitaine Dautel)
—–  II / 73e RI (Capitaine Barré)
—–  III / 73e RI (Capitaine Crochemore)
— o 127e RI (créé en 1794, ancienne demi-brigade originaire du régiment de Beauce) (lieutenant-colonel Gabriel)
—–  CHR (Capitaine Mazaleyrat)
—–  CRE (Capitaine Drouillet)
—–  I / 127e RI (Commandant Soulé)
—–  II / 127e RI (Commandant Grassart)
—–  III / 127e RI (Commandant Boutry)
• Une (13ème) entreprise pionnière divisionnaire (rattaché au 73e RI)
• Un «bataillon» de reconnaissance divisionnaire, le 11e GRDI (Commandant Hennocque) de type normal (cavalerie montée à cheval, motos / side-cars et véhicules légers, mais pas de voitures blindées).
• Un régiment d’artillerie légère, le 34e RAD (colonel Henriet) (régiment créé en 1873)
— o 3 groupes d’artillerie (36x 75mm Mle1897 pistolets sur le terrain)
— o Une 10ème batterie divisionnaire (BDAC) (8x 47mm SA37 AT pistolets à cheval) (Capitaine Bernis)
• Un régiment d’artillerie lourde, le 234e RALD (24x 155mm C Mle1917 obusiers) (régiment créé en 1917) (Lieutenant-colonel Streissel)
• 2ème parc d’artillerie divisionnaire (PAD = parc d’artillerie divisionnaire) (Capitaine Liabastre)
• 2/1 et 2/2 compagnies sapeurs-mineurs (Capitaine Pennequin et Capitaine Leboulleux respectivement)
• 2/81 société de télégraphe (Lieutenant Beuque)
• Société de radio 2/82 (Capitaine Lamarche)
• 2/1 entreprise de transport HQ à cheval (Capitaine Parmentier)
• Société de transport HQ 102/1 (Lieutenant Davidson)
• 2ième service de quartier administratif (Lieutenant Lessens)
• 2ème groupe médical divisionnaire (Médecin Commandant Le Guillas)

Le 2e DI défend un front de 12 km (alors qu’une division d’infanterie typique est théoriquement chargée de défendre un front de 5-7 km) sur une profondeur de 10 km, entre l’Aisne et les rivières Retourne inclus, malgré le fait que La division manque de main-d’œuvre.

Le 2e DI est attaché à la 5ème armée, il est arrivé dans la région il y a seulement 15 jours.

secteur des combats de la 2e D.I

Tous les parcs, les dépôts et les fournitures principales sont encore à 80 km au sud. La division est ensuite transférée à la 4e armée, dont les approvisionnements ne sont même pas installés avant la bataille.

Le 2e DI est sous le 23ème Corps nouvellement créé. Les éléments divisionnaires ont fait de leur mieux les derniers jours avant l’attaque et la division reçoit 2 020 mines AT.

Sur le front assigné, les éléments des 14e DI précédemment chargés sont remplacés par le 127e RI. Le même dans la partie ouest avec les éléments du 10e DI remplacés par le 33e RI.

Le 2e DI est responsable du front entre Château-Porcien et Biermes (ces points sont inclus).

Organisation du front:

• La ligne de résistance principale (LPR = Ligne Principale de Résistance) est matérialisée par la rive sud de la rivière Aisne.
• La «ligne d’arrêt» (LA = Ligne d’Arrêt) passe en hauteur 131, Croix l’Ermite, bois de Mommont, bois de Ternes, hauteur 135 et hauteur 154, qui sont organisés en points forts fermés (point d’appui) avec Pistolets AT.
• Le «barrage arrière» (barrage arrière) est formé par la rivière Retoune. Ces lignes « horizontales » sont divisées en 3 zones « verticales » (sous-secteurs):
• Ouest (sous-secteur de Château Porcien) = 33e RI
2 bataillons sur le LPR et 1 bataillon sur le LA
• Centre (sous-secteur de Barby) = I / 73e RI
2 entreprises et 1 peloton MG de CRE sur LPR et 1 entreprise sur LA
• Est (sous-secteur de Rethel) = 127e RI
2 bataillons sur le LPR et 1 bataillon sur le LA Sur l’Aisne, il n’y a que 70 MG et 150 LMG, soit environ 1 arme automatique tous les 65 mètres.
Il y a également 1 mortier de 60 mm ou 81 mm tous les 600 mètres. Il est loin d’être suffisant. Des hérissons fermés («points d’appui» ou PA) sont formés pour défendre la rivière Aisne et le canal.
Par exemple, le I / 73e RI a 8 PA (entre Aisne et canal, d’autres au sud du canal) défendu par des pelotons d’infanterie. Les pelotons manquent d’hommes et ne sont composés que de 20 à 25 hommes. Ces PA sont séparés par 300-400 mètres.
Il n’y a pas beaucoup de barbelés, pas d’abri et de munitions.

Malgré cette situation, le 2e DI devra faire face aux assauts de 17.ID, 21.ID et 1.PzD. Derrière la LPR, les villages, les villes, les villes, les bois sont organisés dans des points forts / hérissons. Les points sont énumérés ci-dessous avec les unités chargées de la défense:

• Entre les rivières Aisne et Retourne:
— o Avançon: éléments du 33e RI
— o Perthes: éléments de 127e RI
— o Tagnon: 1 entreprise de III / 73e RI (probablement l’entreprise de commandement)

• Sur et le long de la rivière Retourne:
— o Saint-Remy: éléments de 234e RA
— o Bergnicourt: CHR de la 33e RI et compagnie 2/1 de sapeurs-mineurs
— o Châtelet-sur-Retourne: 11e GRDI (moins un peloton de moto)
— o Neuflize: 2 entreprises du III / 73e RI
— o Alincourt: 1 entreprise de III / 73e RI et 2/2 de sapeurs-mineurs
— o Juniville: CHR de 127e RI et d’autres éléments de 127e RI

• Entre les rivières Retourne et Suippe:
— o Menil-Lépinois: CHR depuis le 73e RI et la compagnie de télégraphe
— o Aussonce: groupe médical divisionnaire

• Sur la rivière Suippe:
— o Warmeriville: compagnie de transport HQ tirée par des chevaux (Capitaine Parmentier, cette société est uniquement armée de carabines et de fusils Mle1874 obsolètes), l’escadron de commandement de 11e GRDI, 2 pelotons du 623e pionnier du régiment et l’escadron de cavalerie à cheval de 19e GRCA
— o Vaudétré: un peloton de moto de 11e GRDI et un peloton MG de 73e RI
— o Heutrégiville: 2 pelotons du régiment des 623e pionniers
— o Saint-Masmes: 2 pelotons de 623e pionniers du régiment et de la compagnie de radio
— o Selles: II / 73e RI et 2 pelotons du régiment des pionniers 623e
— o Pont Faverger: 2 pelotons du régiment pionnier 623e, compagnie de transport de moteurs HQ, escadrons motorisés de 19e GRCA
— o Bétheniville: groupe motorisé Prost-Toulant (?) Et 2 pelotons du régiment pionnier 623e

• Plus au sud (hors carte ci-contre, à peu près au niveau de Reims)
— o Epoye: 1 entreprise du 623e pionnier du régiment
— o Beine: 2 pelotons du régiment des pionniers 623e

À l’origine, toutes les routes, les sentiers, etc. dans la zone entre l’Aisne et les rivières Retourne devraient être bloqués, mais le temps et les moyens manquaient de le concrétiser. Les points forts sont ordonnés de se battre sur place, même s’ils sont encerclés et d’attendre des contre-attaques.

Au niveau de la division, les unités maintenues en réserve pour les contre-attaques sont:
• 11e GRDI déployé à Châtelet-sur-Retourne (moins un peloton de moto gardé à Vaudétré)
• III / 73e RI déployé chez Neuflize (moins une société qui se trouve à Alincourt)
Sous le commandement du Corps de l’armée, les unités sont:
• 19e GRCA (à Warmeriville pour la cavalerie à cheval et Pont Faverger pour la cavalerie motorisée)
• Groupe motorisé Prost-Toulant (?) À Bétheniville
• II / 73e RI à Selles
• Une entreprise de 23e BCC (Renault R35 tanks)

Toute l’artillerie divisionnaire est déployée entre les rivières Aisne et Retourne.
• I / 34e RAD dans les bois de La Cervelle et Boucher
• II / 34e RAD dans les bois de Mommont
• III / 34e RAD dans les bois de Ternes et Faisanderie
• Les 2 groupes du 234e RALD sont déployés à l’est de Saint-Loup et dans la partie sud-ouest du bois de Mommont.
Il est renforcé par 1 batterie de quatre obusiers de 220 mm C déployés dans les bois de Crayère, au nord de Bergnicourt. Le Army Corps fournit deux batteries GPF de 155 mm (8 pistolets) et une batterie Mle1936 de 105 mm (4 pistolets) pour des missions d’incendie de contre-batterie ainsi qu’un support général pour le 2e DI. Toute l’artillerie capable d’agir à l’appui du 2e DI consiste donc en 74 armes à feu / obusiers. Notez qu’une «tir d’arrêt» standard (mission d’arrêt de feu) peut donc être appliquée sur seulement 2 km de l’avant, alors que la division est responsable d’un front de 12 km.
Les armes à feu de 75 mm devront se battre sur place contre l’infanterie allemande, tirant des coquilles de canette à bout portant, et des chars allemands aussi. En ce qui concerne les moyens antichar, il y aurait une (14ème) société antichars divisionnaire (CDAC, jointe au 33e RI en mars 1940), mais je n’ai pas vu de mention dans le livre de Villate.

Dans les différents sous-secteurs, il y a:

• Ouest: pistolets 9x 25mm AT de 33e RI
• Centre: pistolets AT de 3x 25mm à partir des pistolets I / 73e RI et 4x 25mm AT de la CRE du 73e RI
• Est: pistolets 9x 25mm AT de 127e RI
Déployé avec l’artillerie de campagne et à Tagnon, il y a:
• Le BDAC (8x 47mm SA37 AT pistolets)
• Plusieurs canons de champ Mle1897 de 75 mm utilisés dans le rôle AT
• 1 peloton de la CRE des 73e RI (4x 25mm SA34 AT pistolets).
Pour défendre la rivière Retourne, on mentionne la 504e compagnie AT de la réserve générale (armes 12x 24 mm SA34 probablement).
Les positions sont également renforcées par des pistolets AT de 2x 25mm à partir du 11e GRDI (plus au sud, à Vaudétré, sur la rivière Suippe) et à un pistolet AT de 25 mm à partir d’un bataillon de réserve.
La batterie AA de division (BDAA) est formée avec la batterie 731 / 409e de DCA (pistolets AA de 25 mm) sous le commandement du lieutenant Puerari.
Il est ajouté à la division le 6 juin seulement. Un officier, 6 sous-officiers et 33 hommes ont été envoyés à l’arrière le 25 mai pour être formés et former le noyau de la BDAA.
Il aurait pu être déployé efficacement sur le plateau entre Tagnon et Perthes, mais il est déployé plus au sud sur la rivière Suippe pour compléter la formation.

Les régiments d’infanterie de la division sont donc dépourvus de défense AA. Les avions d’observation omniprésents allemands ne s’empêchent pas de voler en dessous de 1 500 mètres puisque les pistolets AA des 10e DI (anciennement dans cette zone) ont abattu deux d’entre eux à basse altitude.

Positions des différents QG et postes de commande:

• 2e DI HQ à Vaudétré.
• Hôpital ouest sous-secteur à Avançon
• Le QG du Centre « sous-secteur » initialement prévu à la ferme de La Cervelle, mais comme il est déjà détruit, il a été déménagé à Tagnon
• Hôpital de sous-secteur de l’Est à Perthes
• Hôpital de réserve divisionnaire à Châtelet-sur-Retourne
• QG de la réserve de corps d’armée à Epoye

Sur le front de l’Aisne, le 10e DI sera confronté à 3 divisions d’infanterie (3.ID, 23.ID et 298.ID).
Le français 2e DI devra arrêter 2 divisions d’infanterie (17.ID et 21.ID) suivies du 1.PzD et plus tard du 2.PzD ​​pris en charge par 29.ID (mot) et 52.ID.
Le 14e DI est attaqué Par 3 divisions d’infanterie (73.ID, 82.ID et 86.ID).
Le français 36e DI est opposé à 3 divisions d’infanterie (26.ID, 10.ID et SS-Polizei), dont la tâche est d’ouvrir la voie vers 6.PzD et 8.PzD supportés par 20.ID (mot). Chaque division française doit défendre un front surélevé de 12 à 20 km.
Le 9 juin, après une intense préparation à l’artillerie, l’infanterie allemande de 17.ID et 21.ID, y compris les ingénieurs d’assaut avec lance-flammes, attaque le 2e DI sur la rivière Aisne. Il y a de lourds combats à Château-Porcien et à la partie sud de Rethel.
Au début, aucune tête de pont allemande ne peut être établie; À chaque tentative, les troupes françaises lancent une vigoureuse contre-attaque qui détruit les Allemands. Dans l’après-midi, deux culottes seront ouvertes et agrandies dans les lignes françaises.
À l’ouest de Rethel, 6 groupes d’assaut de 3.IR (21.ID) traversent la rivière sur une serrure à Nanteuil malgré de lourdes pertes. Cette percée permet au Schützen de 3.IR de prendre des collines au sud de Nanteuil et de couper la route Avançon-Rethel.
Immédiatement, les ingénieurs de 21.ID construisent un pont sur l’Aisne pour permettre aux chars de traverser la rivière. Une deuxième culasse est faite à l’est de Château-Porcien, qui est maintenant menacée d’être encerclée par les deux percées.
Le front est cassé dans cette zone malgré la résistance du II / 33e RI. La garnison de Château-Porcien se bat jusqu’à des munitions et des cessions seulement après des combats violents, en retardant la construction d’un pont ingénieur pendant environ 6 heures.
Dans la région d’Avançon, les éléments du 33e RI se déplacent en arrière et une contre-attaque est décidée avec:
• 2 entreprises du II / 73e RI (le reste du bataillon est maintenu sur la rivière Retourne)
• 1 entreprise de camions Renault R35 de 23e BCC
• 2 pelotons de cavalerie démontés du 11e GRDI, dirigé par Lieutenant Heysch
• Et de rares éléments en retrait du 33e RI
Le tout est placé sous le commandement du lieutenant-colonel Vivien (commandant du 33e RI). L’attaque est bloquée au niveau d’Avançon et de Croix l’Ermite, où elle regroupe toujours des pistolets de 75 mm et ne parvient pas à pousser les Allemands sur l’autre rive de l’Aisne. Neuf des 13 réservoirs R35 sont hors combat (pistolets AT, artillerie et assistance aérienne).
La contre-attaque gère au moins pour rétablir le contact avec le 10e DI à 16h00. Les troupes utilisées pour la contre-attaque remontent à la rivière Retourne.
Plusieurs contre-attaques locales seront lancées le 9 juin par le 2e DI.
Au cours de ces attaques, 63 POW seront capturés. Ils appartiennent principalement à 17.ID et 21.ID, mais plusieurs d’entre eux proviennent de 73.ID et il y a même un POW déjà issu d’une division Panzer.
À 7h00, les Allemands ont atteint une tête de pont au sud de l’Aisne, à environ 5 km de Château-Porcien à Avançon. Les ingénieurs construisent des ponts pour Guderian à Château-Porcien et Taizy.
À 12h00, il est à noter que la division peut recevoir 1 300 mines AT supplémentaires, mais elles peuvent difficilement être acheminées depuis les dépôts jusqu’à la ligne de front. Le II / 73e RI gardé dans la réserve du Corps de l’armée à Selles est embarqué sur des camions et déchargé dans les bois au sud de la rivière Retourne à 21h00 le 9 juin.
Pendant la nuit, il se déplace au nord du Retourne pour renforcer la défense entre La Cervelle et Châtelet. Ces troupes arrivent à Garenne de Saint-Loup, où elles entrent en contact avec l’ennemi. Guderian a l’ordre de traverser les tanks aussi rapidement que possible et d’abord une attaque contre Tagnon est prévue pour 22:00.
Les problèmes d’organisation posont l’attaque au matin du 10 juin. Guderian veut d’abord augmenter la tête de pont pour permettre à tous les chars de traverser la rivière Aisne plus en toute sécurité.

ASSAUTS ALLEMANDES LE 10 JUIN

Un 10 juin, l’infanterie ayant établi des têtes de pont, l’assaut est maintenant dirigé par le 1.PzD (apparemment renforcé à 276 chars au moment de l’automne Rot) au sud d’Avançon (suivi par le 2.PzD, mais cette unité pourrait avoir peu Participation le 10 juin) pour augmenter la taille de la tête de pont. L’infanterie allemande lance également une attaque contre Perthes.

Cette offensive devrait écraser le flanc gauche du 14e DI et forcer les Français à abandonner Rethel s’ils ne veulent pas être abandonnés et tournés, laissant plus d’espace pour que les Allemands traversent la rivière. Guderian lui-même dirige les opérations d’Avançon et l’offensive est lancée vers 5 heures après une intense préparation d’artillerie. Il y aura des combats intenses autour des points forts français du 2e DI. Les troupes françaises ont l’ordre de tenir le sol même s’ils sont encerclés.

Les buts sont de couper les chars de l’infanterie de soutien, s’ils veulent pousser profondément à l’intérieur des positions françaises et attendre une contre-attaque menée par « groupement Buisson » blindé (3e DCr et 7e DLM). Le II / 73e est effacé sur place par le 1.PzD. Le bataillon parvient à ralentir légèrement les chars et plusieurs survivants parviennent à se retirer vers la rivière Retourne. L’infanterie allemande de 17.ID est fatiguée des combats du 9 juin et a des difficultés à suivre l’action du 1.PzD.

  COMBATS SUR LA RIVIÈRE DE RETOURNE

  LE CHATELET-SUR-RETOURNE
La ville est maintenant défendue par des éléments du 11e GRDI (commandé par Capitaine des Roches de Chassay) et divers soldats du 73e RI et 127e RI. Le commandant Hennocque (commandant du 11e GRDI) a transféré son siège dans les bois au sud du Retourne, à côté du 2 / 3e BCC (réservoirs Renault R35). À 5:13, les chars allemands proviennent de N / W et N / E. Les 2 premiers AFVs explosent sur les mines AT et les membres de l’équipage qui sortent sont tués par le feu LMG. D’autres réservoirs remontent. Une colonne mécanisée allemande comprenant également des motos et des camions est engagée par des MG français à 1 500 mètres. Le feu provoque des pertes importantes.

À 6h30, Le Châtelet est maintenant directement agressé. À 10 heures, un officier français d’un régiment de voitures blindées (probablement appartenant au DLD 7e) arrive au blocus du sud. Il mène une mission de reconnaissance avant une contre-attaque française. L’action ennemie ralentissait; De nombreux éléments sont retournés (en raison des troupes mécanisées françaises).

À 18h00, la première attaque allemande contre Le Châtelet s’arrête. Après la préparation de l’artillerie lourde, une deuxième attaque est lancée à 19h30.

Les troupes allemandes progressent et se déplacent vers le sud du Retourne. Les troupes françaises de la ville sont d’abord obligées de se regrouper et de défendre la partie sud de la ville. On leur ordonnera enfin de reculer. Le 2 / 3e BCC couvrira la retraite du 11e GRDI vers Warmeriville.

  NEUFLISER
Il existe deux « points-d’appui » défendus par le III / 73e RI (2 entreprises), 2x 25mm AT canons et 4x MGs. À 5h30, les chars allemands sont repérés au nord de Neuflize.

Ils attaquent seulement à 8h00 après avoir été renforcés par l’infanterie. Le pont de la ville ne peut pas être détruit car les troupes françaises ont l’ordre de le garder pour la future contre-attaque. Les Allemands déclenchent un bombardement d’artillerie lourde à 7h00, sous lequel les troupes françaises continuent d’ajouter des mines AT aux défenses.

Vers 7h30, environ 150 chars sont repérés, plusieurs d’entre eux étant neutralisés par des mines AT. Les canons 2x 25mm AT sont neutralisés après avoir frappé plusieurs réservoirs. Les entreprises du III / 73e RI contre-attaquent les Allemands à Neuflize. Les blocages, qui avaient été détruits par l’ennemi, sont rapidement reconstruits. Trois Panzers restent dans la ville et 2 d’entre eux sont rapidement détruits par des hommes utilisant des mines AT.

À 9h00, la plupart des AFV allemands se déplacent vers l’est. Un Panzer essayant d’écraser un blocage est immobilisé par une mine AT et enfin améliore le blocus.
Neuflize est maintenant débité et Panzers attaque du sud. Une partie de la retraite des troupes françaises à Menil-Lépinois, la 10e compagnie (Lieutenant Leprince) reste dans la ville.

À 11h30, Leprince essaie d’ouvrir la voie à Menil-Lépinois. Il lance une attaque réussie avec 1 peloton soutenu par le feu des 4 MG. Ce peloton déploie 400 mètres de plus au sud. Neuflize est complètement en feu, les troupes françaises retournent mais sans s’arrêter pour se battre. Ils continuent à placer les mines AT dans les voies des chars dans les rues. La dernière résistance est ancrée dans le Café de la Mairie, mais les chars sont gaufrés à courte distance et tirent directement sur le bâtiment. Les Allemands progressent également dans les rues en utilisant des prisonniers de guerre français comme boucliers humains.

À 18h30, Neuflize tombe en mains allemandes. Les 12 derniers soldats français se rendent. Le 1er peloton (Sergent-Chef Latour) parvient à s’échapper et continuera à se battre plus tard lors de la retraite de la division. Un peloton de chars Renault R35 de 2 / 3e BCC déployé dans les bois sur les hauteurs de Neuflize est engagé pour couvrir la retraite de l’infanterie.

ALINCOURT
La ville est défendue par le lieutenant Charlier avec 2 pelotons d’infanterie de la 10e compagnie du 73e RI et une société d’ingénieurs.

À 6 heures, ils sont attaqués par plus de 20 chars, qui encerclent la ville mais restent à distance.

À 10h30, un assaut majeur est lancé contre Alincourt avec des chars et de l’infanterie. Les maisons brûlent. Les frais de baïonnette sont nécessaires pour regrouper les troupes françaises au centre de la ville. Le Lieutenant Charlier, Sergent Priau et Caporal Sauvage sont KIA pendant cette action. Trois chars allemands et 2 voitures blindées ou APC sont détruits par des soldats utilisant des mines AT. À 12 heures, la bataille est terminée dans la ville. Il y a un dernier stand avec plusieurs hommes regroupés dans les marais au sud de l’Alincourt.

Il durera jusqu’à 18h00.

JUNIVILLE
Les Allemands rejoignent Juniville dans la matinée et lancent 3 agressions infructueuses contre les troupes françaises surpassées mais enracinées. Juniville bénéficiera directement de la contre-attaque française menée par le 7e DLM. La garnison parviendra donc à se retirer à la fin de la journée. Juniville est en mains français jusqu’à 23h45

COMBATS SUR L’AISNE ET ENTRE LES RIVIERS AISNE ET RETOURNE

Pendant le combat sur la rivière Retourne, la bataille continue néanmoins sur l’Aisne et entre les rivières Aisne et Retourne.

  LA CERVELLE
Du 9 au 10 juin, les éléments du III / 127e RI sont invités à se retirer de leurs emplacements sur la rivière Aisne pour rétablir la liaison avec le 73e RI autour de La Cervelle.

Au début du 10 juin, les Allemands attaquent avec de nombreux chars soutenus par l’infanterie. Les soldats français sont regroupés autour du Capitaine Dautel, du Lieutenant Consille et du Capitaine Fontaine. Ils n’ont pas d’armes AT et manquent de munitions. Le lieutenant Consille et son peloton sont détruits à la colline 152. Seuls quelques hommes parviennent à s’échapper à Perthes, où ils rejoindront les chars français du 3e DCr contre-attaquant là-bas.

  LE TUNNEL À TAGNON
Au tunnel (chemin de fer?) De Tagnon, il y a différents éléments de I / 127e RI et d’autres troupes se sont retirées de Rethel. Ils sont fortement bombardés par l’artillerie allemande, dont le feu est dirigé par des avions remarquables. La plupart des hommes seront capturés tout en essayant d’éviter d’être encerclés là-bas.

  TAGNON
Le lieutenant-colonel Terrier (commandant du 73e RI) organise la défense à Tagnon.

Le 9 juin déjà, l’artillerie allemande a bombardé Tagnon de 5:00 à 7:15.

Vers 19h00, les éléments de la 33e RI qui se déplacent sont regroupés à Tagnon et intégrés dans le plan de défense.

À 21h30, les camions livrent 600 mines AT, qui sont stockées à côté de l’église.

Le 10 juin, à 5 heures, l’artillerie allemande continue de tirer sur Tagnon, en particulier sur la zone de la gare.

À 6:00, Panzers apparaissent autour de Tagnon et attendent l’infanterie et les motos.

À 6h45, une voiture allemande s’arrête devant la PA sur la partie sud-ouest du village. Un officier grimpe sur le blocus, criant aux Français l’ordre de se rendre. Il est immédiatement tiré.

À 7h30, Tagnon est complètement encerclé. La tactique allemande, comme Neuflize, est de conquérir la ville pour mettre toutes les maisons en feu. Les avions allemands bombardent aussi Tagnon. Néanmoins, chaque approche de Panzer est accueillie par l’incendie des armes français AT.

À 9h30, la liaison par téléphone est coupée, mais la radio continue d’informer la division de la situation et demande des fournitures de munitions. À 12h00, les Allemands ne peuvent toujours pas entrer à Tagnon.

À 13h00, l’encerclement devient plus serré. À 14h15, le dernier message radio est envoyé au QG: « manque de munitions, toujours en attente ». Tous les codes et les documents secrets sont brûlés. Le lieutenant Deconinck (3ème entreprise d’armes) détruit seul 5 chars allemands avec des mines AT dans l’après-midi.

À 16h00, hors munitions, le lieutenant-colonel Terrier décide d’arrêter le combat. Les éléments isolés continueront les escarmouches pendant 30 à 60 minutes. Grâce à la résistance rigoureuse à Tagnon, le 127e RI pourra tenir Perthes, où il sera sauvé par des chasseurs portés et des chars lourds B1bis de 3e DCr.

  PERTHES
L’artillerie allemande commence à conquérir la ville à 4h00.

À 7h00, il semble que les signaux radio ne soient possibles qu’avec l’arrière car les radios allemandes proches sont plus puissantes. Des escarmouches avec des tanks allemands commencent.

À 14h00, les vagues d’infanterie soutenues par des mortiers et l’utilisation de prisonniers de guerre français parfois comme des boucliers humains sont lancés sur les 4 côtés de la ville.

À 16h00, les Allemands entrent très près des premières maisons. Les 16e Bataillon de Chasseurs Portés et les chars du 3e DCr attaquent pour sauver la garnison à Perthes. Cette contre-attaque est menée par un jeune officier de cavalerie: Capitaine De Hautecloque (connu sous le nom de « Leclerc », futur commandant de la célèbre 2e DB, la 2ème division blindée française), il se dirige devant l’infanterie et les chars avec son Bâton célèbre. Le colonel Gabriel (commandant du 127e RI) ordonne aux défenseurs de se regrouper dans la partie sud de Perthes et de rejoindre les troupes mécanisées françaises. Seuls 7 officiers, 3 sous-officiers et 35 hommes sont toujours en vie. Avec le 16e BCP, ils défendront la ville jusqu’à ce qu’ils aient reçu l’ordre de reculer. Grâce à cette attaque, le 14e DI (General De Lattre) peut se retirer dans de bonnes conditions.

contre attaque par le « GROUPEMENT BUISSON »

Pendant toute la bataille, le général Klopfenstein a rendu compte de la situation au Corps de l’armée et a insisté pour obtenir la contre-attaque promise dès que possible. Les réserves locales du Corps de l’Armée de terre ne sont pas disponibles dans le domaine de la 2e DI, puisqu’elles ont été engagées plus à l’ouest en soutien aux 42e DI et 10e DI. Le « groupement Buisson » (3e DCr et 7e DLM) est l’unité unique capable de mener une contre-attaque.

Le 3e DCr attaque le nord de la Retourne et doit d’abord traverser la rivière. Les réservoirs atteignent leur ligne de base seulement à 14h00. En ce moment, la taille de la tête de pont allemande a déjà considérablement augmenté. Après le ravitaillement, l’unité est prête à l’action à 15h00 mais l’attaque n’est lancée qu’à 17h00. Le 3e DCr est divisé en 3 groupes:

• Attaque du Nord sur l’axe Annelles / Perthes (groupement du lieutenant-colonel Maître): 17 Hotchkiss H39 (2 / 42e et 3 / 42e BCC), 9 Renault B1bis (2 / 41e BCC) et les 3 compagnies de fusil du 16e BCP ( Bataillon de chasseurs portés). Les 9 réservoirs B1bis sont:
— o B1bis « Châteauneuf-du-Pape » (Capitaine Gasc)
— o B1bis « Aisne » (Lieutenant Homé)
— o B1bis « Yonne » (aspirant Laval)
— o B1bis « Corbières » (Sous-lieutenant Tuffet)
— o B1bis « Durance » (Lieutenant Carraz)
— o B1bis « Arlay » (aspirant Thoré)
— o B1bis « Bayard » (Sous-lieutenant Soulet)
— o B1bis « Villers-Marmery » (adjudant-chef Maréchal)
— o B1bis « Pinard » (aspirant Bergeal)
Perthes est atteint en fin d’après-midi par des troupes déjà épuisées. Le 3e DCr permet et couvre la retraite des 127e RI et 14e DI la nuit. Des pertes importantes sont infligées aux troupes allemandes des IR.3 et IR.5 (21.ID). Un barrage d’artillerie allemand a été ajouté au feu direct des canons FlaK et de 10,5 cm leFH18 de 8,8 cm, renforcés par Panzerjäger-Abteilung 560 (8,8 cm FlaK), bloquant l’avance française, détruisant 9 Hotchkiss H39 et 3 Renault B1bis réservoirs.
L’action est ici décrite par Sous-lieutenant Tuffet, commandant des B1bis « Corbières »:
Les Hotchkiss H39 progressent devant les réservoirs B1bis. Après avoir traversé une colline, les H39 sont engagés par de très nombreux pistolets AT et HMG déployés derrière et le long d’une route. Les 9 B1bis du 2 / 41e BCC accusent alors contre les positions allemandes de couvrir les chars de Hotchkiss.
Avec leurs pistolets à tourelle de 47 mm et le pistolet à coque de 75 mm, les chars B1bis français tirent vers les flashes révélant les positions des fusils allemands AT. Avec son coaxial, le Lieutenant Tuffet tue un groupe entier de soldats allemands qui se déplacent le long de la route. Un peu plus tard, il détruit 2 fusils automoteurs (aucune information sur le type exact).
De nombreux pistolets antichars tirent sur le B1bis « Aisne » qui est touché plusieurs fois mais sans effet et il se déclenche intensément. Le B1bis « Aisne » atteint la route, écrase des soldats allemands et des armes à feu sous ses traces et détruit un nid de MG.
Le B1bis « Corbières » est touché par de nombreuses coquilles de 3,7 cm, pas de pénétration du tout, mais le mauvais sentiment d’être une cible. Environ toutes les 5 secondes, une coquille de 3,7 cm clique sur l’armure. Le périscope de la copule est détruit. Un boulon disparaît et frappe le casque de la radio mais sans blessure. Les B1bis « Corbières » se déclenchent avec toutes ses armes tout en avançant dans les lignes allemandes.
Ajouté au tir de tir allemand AT, le barrage d’artillerie allemande est toujours plus intense. Le lieutenant Tuffet voit les chars « Aisne » et « Yonne » qui tirent sur la position de l’ennemi. À gauche, il aperçoit un pistolet AT qui tire sur le « Aisne » et il le détruit avec son pistolet à tourelle de 47 mm. Un soldat allemand en cours d’exécution est également tué avec le MG coaxial. Soudain, un choc violent, la vue des armes de 47mm est détruite et la tourelle est bloquée.

Par l’intermédiaire des épiscopes, le lieutenant Tuffet voit le B1bis « Yonne » abandonné et écrasé par son équipage. Les B1bis « Corbières » ne font qu’avec le pistolet à coque de 75 mm, mais une deuxième explosion très violente neutralise également le pistolet SA35 de 75 mm. L’antenne radio est également détruite. Désarmé, les B1bis « Corbières » reculent et récupèrent l’équipage de la « Yonne » qui s’embarrasse grâce à la trappe inférieure. Les équipements stockés sur le toit de réservoir (couvertures) sont mis en feu. Le réservoir se retire en couverture et le lieutenant Tuffet arrête le feu avec un extincteur. Il est environ 20h30 et le B1bis « Corbières », endommagé, retourne à la ligne de départ à Annelles. Perthes est en feu et le barrage d’artillerie allemande est encore très intense.
Le B1bis « Aisne » avance toujours dans les lignes allemandes et détruit une équipe d’infanterie allemande cachée dans un champ. Un violent choc sur la coque est suivi d’un second sur la copule qui détruit les jumelles. Le lieutenant Homé est WIA et aveugle pendant plusieurs minutes. Un réservoir d’essence est également endommagé et le carburant est en fuite sur le sol. L’Aisne reprend les lignes françaises. Il est plus de 21h00, après plus de 3 heures de combat.
Le B1bis « Bayard » a sa tourelle MG endommagée par une coquille de 3,7 cm au tout début de l’engagement. Une coque de 10,5 cm pénètre dans la coque du côté droit et 1 membre de l’équipage est légèrement blessé, mais le réservoir est encore opérationnel et détruit de nombreux pistolets AT avant de se retirer vers les lignes françaises.
À partir des 9 B1bis, 3 ont été détruits ou abandonnés (« Yonne », « Durance » et « Arlay »), 4 sont endommagés (« Aisne », « Corbières », « Villers-Marmery » et « Bayard ») mais sont revenus en Les lignes françaises et 2 sont encore pleinement opérationnelles. Tous les réservoirs de survie sont couverts par de nombreux impacts de coquilles de 3,7 cm qui n’ont pas pénétré dans l’armure. Sur les B1bis « Corbières », plus de 100 gouges, aussi grands que les œufs, peuvent être comptés « .

• Attaque du Sud sur l’axe Juniville / Tagnon (groupement du lieutenant-colonel Salanié) avec: 25 Hotchkiss H39 (45e BCC), 10 Renault B1bis (1 / 41e BCC) et éléments du 31e RDP (Régiment de Dragons Portés), le dernier Appartenant au DLM 7e. Ils rencontrent des éléments de 1.PzD (y compris PzRgt.2) au nord de Juniville. Les 10 chars B1bis du 1 / 41e BCC dirigé par Capitaine Billotte (le célèbre capitaine de Stonne le 15 mai) sont arrêtés à côté de la ferme de Pommery. La société est encerclée à 19h00 par des citernes de Pz.Rgt.2, des pistolets AT et des armes à feu utilisées en tir direct. Le 1 / 41e BCC doit agresser les troupes allemandes. Quatre Renault B1bis sont mis hors combat: « Silvaner », « Volnay », « Vauquois » et « Maury ».

• Quelques chars B1bis du 3 / 41e BCC restent à Annelles comme protection et ne participent pas à l’attaque.

Le 10e BCC (40 Renault R35) est attaché au 7e DLM (General Marteau). Il contre-attaque plus tôt au début de l’après-midi et au sud de la rivière Retourne, vers Menil-Lépinois et Juniville afin de bloquer le mouvement allemand vers le sud. Les moyens blindés comprennent 96 réservoirs (40 Renault R35, 22 Hotchkiss H35, 20 Hotchkiss H39 et 14 AMR 33/35 réservoirs légers) et 10 voitures blindées Panhard 178. Mais seulement 65 réservoirs ont effectivement pris part (y compris seulement 20 avec le pistolet SA38 de 37 mm, les autres ont le pistolet SA18 de 37 mm plus faible).

Il s’oppose au 1.PzD et les tours de combat suivants en faveur des Allemands, mais ils sont également épuisés et hors de portée. Les troupes françaises peuvent se regrouper et se réorganiser sur la ligne Ménil-Lépinois-Aussonce-La Neuville. À la fin du 10 juin, plusieurs villes se battent encore sur la rivière Retourne.

Les contre-attaques mécanisées françaises sont lancées sans artillerie ni assistance aérienne. Les mouvements du « groupement Buisson » sont repérés par la Luftwaffe et seront également largement arrêtés par champ et les pistolets AA déployés dans un rôle antichar par le 21.ID.

L’ensemble du 2e DI est ordonné de se retirer car la route de Reims est menacée. L’artillerie divisionnaire a été en grande partie anéantie, souvent en combats rapprochés, du 9 au 10 juin. Le RALD VI / 234e continuera à tirer sur le bois de Mommont le 10 juin, avant de faire naufrage et d’abandonner les derniers obusiers. Seulement 3x 155mm C Mle1917 restera avec la division le 11 juin.

Derrière le 2e DI, le 235e DLI (9e RI, 108e RI) * est également engagé pour soutenir les retraites et tenir l’avant. Le 9e RI fait partie de cette division faible qui manque d’hommes et d’armes. Ses opérations sont très détaillées dans la dernière référence répertoriée dans les sources, mais devraient probablement faire l’objet d’un autre résumé.

Ce régiment devra défendre un front de 9 km contre une attaque frontale de 2.PzD, 3.ID et 52.ID. Les principaux combats auront lieu autour de la ferme de Milan (contre PzRgt 4), Epoye (contre PzRgt 3, Schützen-Regiment 2 et 52.ID) et Saint-Masmes (52.ID). La ligne sur la rivière Suippe est également organisée par des troupes en retraite.

La très dure bataille s’est déroulée du 9 au 10 juin, et les combats à la main ont entraîné de très fortes pertes dans toutes les unités du 2e DI. Les Allemands mettent systématiquement les villes en feu. De l’autre côté, les Allemands ont également subit de lourdes pertes. Environ 3 500 Allemands étaient morts sur la rivière Aisne les 9 et 10 juin.

Sources:
• « Ardennes 1940 – Tenir! » (Gérald Dardart)
• « Blitzkrieg Legende » (colonel Karl-Heinz Frieser)
• « Fallait-il sauver le char Bayard » (René Boly)
• Magazine « Histoire de Guerre » n ° 5, 40 et 46 [y compris un bon article sur le 7e DLM d’Erik Barbanson, dont j’ai utilisé les cartes]
• « L’arme aveugle française – Tome 1: Mai-Juin 1940, les aveugles français dans la tourmente » (Colonel Gérard Saint-Martin)
• « Le lion des Flandres à la guerre. La 2e division d’infanterie pendentif la compagne de 1939-1940 ». (Colonel Robert Villat)
• « Neuvième Régiment d’Infanterie et Bataillons 21/81, 21/137, 21/158 – Campagne de 1939-1940 » (Capitaine Albert AJ Leclerc)

 

 

quelques photos du 73e R.I

témoignage de la débacle d’un bataillon du 73e R.I

 

« Circonstances dans lesquelles le Capitaine DEFEVER commandant la BAB 2 – 73e R.I a perdu le contact avec son unité »

 

Rappel des évènements qui se sont déroulés depuis le 9 juin 1940.

….. « Depuis le moment où la division était montée en secteur sur l’Aisne et le canal, le 2e bataillon se trouvait en réserve de corps d’armée (23e corps) à Selles sur la Suippe.

Le 9 juin, jour de l’attaque allemande sur l’Aisne, nous avons été alertés vers 1h30 de l’après midi et embarqués en autobus TCRP pour aller renforcer les éléments de régiments engagés devant l’ennemi et débarquer sur la grand route d’ISLE SUR SUIPPE à hauteur du passage à niveau de la Gentillère.

Après une halte prolongée dans les bois longeant la route, ordre nous est venu de nous rendre à Avançon et de nous y établir défensivement, tandis que certains éléments du bataillon devaient rejoindre au Châtelet sur la R…. le GRD qui y était installé. La montée en secteur s’est effectuée de manière particulièrement pénible et difficile dans un désordre indescriptible.

Nous avons croisé redescendant  pèle mêle de l’artillerie, de la cavalerie, des chars de combat. Dès ce moment nous comprenions qu’on nous avait donné une mission de sacrifice. Nos hommes chargés lourdement avaient en plus leur matériel, mitrailleuses et munitions, à dos, soit une bonne quinzaine de kilos.

A peine arrivés sur nos positions, les hommes, harassés, n’en pouvant plus, il a fallu creuser des trous et emplacements de pièces.

Il faisait, à ce moment là,  petit jour.

Dès 4 heures du matin l’attaque allemande se déclencha. Je me trouvais avec le commandant DEFEVER en défense du P.C du colonel commandant le 33e R.I derrière Avançon.

Nous avons tenu dans ce petit bois jusqu’à 9h du matin en éprouvant des fûts sensibles. Enfin à bout de munitions et entourés de toutes parts, nous nous sommes repliés DEFEVER et moi à ISLE SUR SUIPPE.

Puis un ordre de la Division est venu de nous reformer dans le bois d’EPOY.

Nous sommes partis avec les éléments du 33e R.I qui nous accompagnaient le 10 au soir vers EPOY.

Arrivés trop tard dans la nuit dans cette localité et malgré l’ordre formel qui nous était donné de nous reformer à un endroit précis.

Le commandant DEFEVER, en dépit de mes conseils, s’est laissé arrêter par un Officier d’Etat Major du Corps d’Armée Colonial aux fins de « servir » EPOY et la route de Reims.

Nous nous sommes donc installés défensivement une fois de plus, le long de la route de Reims pour y attendre les boches.

Nous perdions là un temps précieux.

 

Enfin, à 8h du matin, n’y tenant plus, je suis allé au P.C du colonel qui commandait à EPOY pour lui demander s’il y avait lieu de rester là, puisque nous avions l’ordre de nous retirer dans le bois au sud de Reims.

Il me fut répondu que je devais rejoindre mon unité et ayant par ce fait décidé DEFEVER, nous sommes partis dans la direction indiquée avec les quelques éléments qui restaient au Bataillon.

Evidemment le régiment s’était reformé pendant que nous perdions tout ce temps et nous n’avions trouvé personne à l’endroit prévu.

DEFEVER épuisé, dormant debout, voulait rester sur place, pour attendre quoi ? Il n’en savait rien et je l’ai littéralement trainé et poussé pour reprendre notre route.

Cette route s’est poursuivie harassante pendant toute la journée et enfin nous avons atteint PROSNES où se trouvait le train de la Division.

Là nous avons appris que tous les éléments de la Division se trouvaient rassemblés dans le Bois de PROSNES.

Nous avons mangé à la popotte du Commandant Parmentier, commandant la compagnie du train.

Après le repas, DEFEVER est parti à bicyclette prendre liaison avec le régiment et annoncer notre arrivée se promettant de revenir me chercher quelque un quart d’heure après.

Il est parti à 15h et à 17h j’étais toujours là avec mes Poilus attendant les ordres.

Enfin je suis parti avec un camarade du 33e qui était passé par là avec sa section et nous avons pris la direction de Mourmelon.

 Mal aiguillé en cela par un Officier de la GRD puisque j’avais dû partir vers les Grandes Loges.

A MOURMELON, où nous arrivions dans la nuit, il n’y avait personne. Nous avons poursuivi notre chemin à la recherche de ce régiment fantôme que je cherchais depuis le 10 juin sans résultat de la faute du commandant DEFEVER.

J’ai erré avec mes hommes, faisant des détours considérables par des routes désertes pour enfin passer la Marne à MATONGUES.

Après avoir cassé la croûte dans ce patelin, nous sommes repartis sur Saint Pierre aux Oïs où enfin je retrouvais le Régiment et DEFEVER jurant ses grands dieux qu’il m’avait fait chercher à PROSNES par le sergent chef DERUDDER.

A Saint Pierre aux Oïs les éléments du Régiment de la Force, à ce moment d’une bonne compagnie sans armes automatiques ni munitions ont du retourner sur la Marne pour tenir le cours d’eau.

Nous y sommes 24 heures et le lendemain soir, décollage à la nuit tombante.

Après une marche de 12h de nuit nous sommes passés à GERMINON puis dépassant le village, avons fait hâte un peu avant LENARES pour encore une fois établir un plan de feu.

24h après venait par radio l’ordre de repli.

C’est à ce moment que DEFEVER ayant récupéré la voiture de liaison du bataillon y est remonté avec DHAUSSY, le commandant HAUWERT, le chauffeur Lemaire pour aller à l’avant repérer les itinéraires, nous attendre à des points fixes et nous donner de nouveaux ordres.

A ce moment l’ordre était de nous rendre après la traversée d’ARCY sur Aube à la ferme de Beaulieu distante de 10 kms où il devait nous attendre.

Avant d’arriver à la ferme en question, HAUWERT nous attendait. Je l’ai vu de loin. J’ignore quels sont les ordres qu’il a donnés si toutefois il en a donnés. Toujours est-il que j’ai vu la voiture filer à mon nez. Elle devait contenir DEFEVER et DHAUSSY que je n’ai pas revus par la suite.

 

Mon commandant de compagnie ne s’est donc pas soucié de moi ni de mes hommes le moins du monde et est parti dans un but purement égoïste de sauvegarde personnelle.

Livré à ce moment là à moi-même, accompagné de MEYRIEUX capitaine du 73e régiment, commandant la 7e Cie et de TALAIZON… capitaine, commandant le CAB 1, nous nous sommes traînés sur les routes, en direction de TROYES où nous avons passé des bras de Seine puis vers BAR SUR SEINE où nous avons franchi la Seine.

Notre direction fut celle de Dijon et à 30 kms de cette ville nous avons été arrêtés et faits prisonniers le 17 juin au soir près de St SEYNE L’ABBAYE….. »

puis, internement à l’oflag IV D pendant de longues années comme nombre de ses compatriotes

dessin éffectué a l’oflag d’Osterode en 1940

quelques photos de sa captivité

et son orchestre….

michel Coulon du 73e R.I avec l orchestre du camp d Ostérode

SOURCES : http://www.atf40.fr/atf40/documents/chapitre%203.pdf

 

4 réflexions au sujet de « Mon-père-le -lieutenant-Michel-Coulon-prisonnier-à-l-OFLAG-IVD-de-1940-à-1945 »

    • Merci pour votre ressenti. Lorsque j’ai découvert ces lignes j’ai été très émue et « en colère », mais les conditions de cette guerre ne nous permettent pas toujours de juger.
      Cordialement
      Catherine Thoré

  1. Chère Madame,
    Avec une certitude absolue, votre père a été  » embarbelé  » avec le mien le lt. Louis joly à l’Oflag IVD d’ Hoyerswerda en Basse Silésie. J’ai entrepris depuis 5 ans des recherches sur ce lager et retrouvé à ce jour plus de 1 200 familles descendants de PG du IVD. Je souhaite vivement entrer en contact avec vous mais comment pouvons nous faire ???

    A bientôt cordialement. Bruno joly de Metz

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