stalag XX A

 

carte de la 20e région

carte de la 20e région

 

les différentes nationalités

courrier britannique

stalag XXA marque spéciale sur courrier

stalag XXA marque spéciale sur courrier

courrier russe

26 06 1940 prisonnier de guerre russe stalag XX A

 

26 06 1940 prisonnier de guerre russe stalag XX A

quelques visages de prisonniers…

prisonnier de guerre André Marchand Stalag 20

 

la vie au stalag  à travers le courrier

1940

13 06 1940

 

13 06 1940 stalag XX A

 

13 06 1940 stalag XX A

1944

27 03 1944

27 03 1944 stalag XX A recto

27 03 1944 stalag XX A recto

 

27 03 1944 stalag XX A verso

27 03 1944 stalag XX A verso

stalag XX B

 

carte de la 20e région

carte de la 20e région

1941

le journal Présence nous apporte quantités d’informations concernant la vie au sein du camp :

P R É S E N C E

 

Informations du XX B

Nr 1                                                      15 novembre 1941

 

Nous voici depuis dix-sept mois dans cette région. Un petit nombre d’entre nous travaillant au camp de Willenberg, la majorité disséminée en de nombreux Kdos entre lesquels elle se déplace parfois sans passer par le camp central… Une telle dispersion pouvant engendrer un sentiment d’isolement suffirait à justifier ce journal, dont le titre exprime brièvement le but :

Lutter contre cette sensation d’abandon, peut-être plus prenante dans les petits Kdos, en affirmant l’existence de la solidarité des Prisonniers de guerre français, en matérialisant la PRÉSENCE d’un groupement de Prisonniers de bonne volonté prêts à apporter leur soutien moral à tous, confirmer la PRÉSENCE permanente de l’Homme de confiance de ce Stalag chargé des relations entre les Prisonniers de guerre français et les autorités Allemandes, chargé de nous représenter lors des visites des divers organismes internationaux, chargé enfin de recevoir les membres de la Mission Scapini.

Affirmer dans cette contrée d’exil une présence française par la diffusion des compte-rendus de ces rencontres et aussi par la diffusion des nouvelles de France puisées à la documentation officielle qui parvient au camp. Stimuler la Pensée française en donnant des bases de discussion exactes permettant d’éliminer les bobards inutiles dont l’origine anonyme ne peut qu’abaisser les facultés intellectuelles et morales ; créer en un mot un groupe vivant par lequel se manifeste la civilisation française dont, grâce à un contact permanent avec des camarades de captivité de nationalités étrangères, nous sentons davantage ici la force et l’originalité.

Si comme nous l’espérons PRÉSENCE trouve auprès de vous l’accueil souhaité nous vous demandons de nous le témoigner en nous aidant dans notre tâche en nous apportant vos suggestions ; partageant tous la même vie nous devons retrouver dans ce bulletin l’esprit du Stalag XX B.

En terminant remercions les Autorités Allemandes de ce stalag qui nous ont permis de réaliser cet organe de liaison dont nous sentions la nécessité depuis longtemps, et qui nous facilitent la présentation.

                              P R É S E N C E

H O M M A G E   A U X    M O R T S

Novembre d’exil… Autour de nous, c’est la même atmosphère mélancolique. L’automne déploie sa gamme rouillée… Un recueillement s’empare de la terre et des êtres… Mais si ceux que nous avons vu se hâter sur les routes, les bras chargés de feuillages sombres, ont la joie triste de retrouver une tombe chère, il n’en est pas ainsi des captifs… N’importe, leur hommage a été à leurs compagnons défunts, à ceux qui ne retourneront plus…

Le jour de la Toussaint, une délégation de prisonniers français et belges s’est rendue au cimetière de Marienburg-Willenberg pour honorer la mémoire de leurs camarades décédés en France Orientale. Au cours d’une cérémonie très simple, poignante dans son intimité, les prisonniers ont salué longuement ceux qui les avaient quittés, tandis que retentissait bouleversante, la sonnerie « Aux Morts ».

Des paroles de Paix et d’Espoir se sont alors élevées… et les humbles tertres nus ont été fleuris par les membres de la délégation…

D’aucuns, parmi eux se sont ensuite attardés dans l’enclos funéraire, absorbés dans une prière qui les reportait loin, bien loin, sous d’autres cieux, vers d’autres tombes aimées…

O vous, morts ignorés de ce petit cimetière provincial, puissions-nous, en un tel jour, avoir accompli pour vous le geste que vous auriez souhaité d’une maman !

Le 11 Novembre, au camp de Willenberg, un vibrant hommage a été rendu à nos grands aînés de 14-18… Tous ceux qui furent présents à cette minute de silence célébrée dans un frissonnant crépuscule se souviendront…

B E L G I Q U E

Le 7 juin 1940

les prisonniers de guerre débarquaient à Marienburg. Quinze jours plus tard, les formalités d’inscriptions terminées, commençaient les départs vers les arbeitskommandos. Ce premier camp de Sandhof, où s’abritait notre immense détresse physique et morale, nous l’avons quitté par groupes pour partir vers le travail qui nous promettait plus de nourriture, plus de confort, un peu plus de liberté.

Les jours et les mois ont passé…

Novembre 1941.

Sur les 274 Belges que compte encore le Stalag XX B, 59 sont au camp central de Willenberg, 215 sont répartis dans 35 camps de travail. Si dans quelques commandos nos camarades ont pu rester groupés, dans d’autres ils ne sont que quelques uns, souvent même ils sont isolés au milieu de camarades français. Et depuis quelque temps je me demandais comment établir la liaison entre ceux de Willenberg et les autres plus nombreux des commandos ?

Comment leur faire parvenir les nouvelles et les renseignements qui nous viennent du pays ? Comment connaître, pour pouvoir les aider, ceux qui sont dans le besoin ?

Comment montrer que dans la grande famille belge du Stalag XX B « l’entraide » ne peut pas et ne doit pas être un vain mot !

C’est pourquoi je suis très heureux d’ouvrir la rubrique « BELGIQUE » dans le bulletin d’information de nos camarades français. Tous les mois vous trouverez dans « PRÉSENCE » quelques lignes écrites spécialement pour vous.

La liaison dont je parlais tantôt, la voilà maintenant assurée. Il y a au camp de Willenberg et dans les services du Stalag des camarades qui peuvent vous aider. Connaissez-vous un camarade nécessiteux ? Voulez-vous un renseignement ? Désirez-vous des livres ? Écrivez-nous. Nos moyens sont limités, mais soyez certains que nous ferons tout notre possible. Les Belges sont minorité au Stalag XX B, raison de plus pour nous unir, nous entraider. Notre captivité n’en sera que plus légère.

L’Homme  de  Confiance  Belge,

Adjudant DUCHESNE Robert.

 I N F O R M A T I O N S

 

C’est aux Kommandos éloignés surtout que je m’adresse, à ceux que nous appelons les « petits kommandos » et qui, plus que les autres ressentent cette impression d’isolement, de manque de nouvelles, parfois si pénible à supporter. Et c’est pour prendre contact avec eux, pour être un peu présent au milieu d’eux que depuis si longtemps je souhaitais une feuille quelconque, une circulaire, dans laquelle j’aurais pu leur donner les renseignements dont ils avaient besoin, leur dire qu’ils pouvaient me demander les explications qui leur étaient nécessaires… Et « PRÉSENCE » répond à mon désir.

Sans doute vous ne trouverez dans cette rubrique que des informations, aussi claires, aussi précises que possible, donc parfois un peu sèches, un peu « notes de service ». Notes de service ? Mais vous savez qu’elles n’auront d’administratif  que leur forme extérieure, et que si elles sont rédigées, c’est que notre grand désir est de vous servir et de vous faire sentir que nous sommes, dans la mesure parfois faible de nos moyens, mais avec toute notre bonne volonté, à votre disposition.

HOMMES DE CONFIANCE.

  • Chaque Kommando doit avoir son « Homme de Confiance », choisi par ses camarades de captivité.

« Dans toute localité où se trouveront des prisonniers de guerre ceux-ci seront autorisés à désigner des « Hommes de Confiance » chargés de les représenter vis-à-vis des autorités militaires et des puissances protectrices.

Cette désignation sera soumise à l’approbation de l’autorité militaire. »

(Article 43 de la Convention de Genève).

Si donc certains Kommandos n’avaient pas encore leur « Homme de Confiance » ils en éliront un au plus vite et celui-ci me transmettra son nom, afin que je puisse le signaler au Stalag.

 Le rôle des Hommes de Confiance ?

Tout d’abord, la réception et la répartition des envois collectifs (Article 43 de la Convention de Genève).

A chaque envoi est joint une carte-reçu, que l’Homme de Confiance du kommando doit remplir après réception de l’envoi qui lui a été fait, et sur laquelle il note les observations qu’il juge devoir faire au sujet de cet envoi (effectif inexact, mauvais état des marchandises, par ex.).

Il renvoie cette carte à l’homme de confiance du Stalag.

La répartition des vivres se fait sous son contrôle : il veille à ce que tout soit réparti, en tenant compte de la situation des camarades qui ne peuvent rien recevoir de leur famille.

Si l’un des hommes doit quitter le kommando, pour une cause de maladie ou de rappel au Stalag, avant que la distribution ne soit complètement effectuée, l’Homme de Confiance veillera à ce que sa part lui soit remise intégralement avant son départ.

L’Homme de Confiance est encore l’intermédiaire normal  entre les hommes du kommando et les autorités allemandes dont il dépend.

C’est donc lui qui formulera auprès d’elles les desiderata qu’il pourrait avoir à émettre, qui leur signalera sans tarder les abus qu’il pourrait constater.

Si ses demandes sont fondées et n’aboutissent pas, il signalera à l’Homme de Confiance du Stalag les points nécessitant une intervention. (Mais en cas d’URGENCE seulement, de manière à ne pas encombrer les services de la Poste.)

C’est lui qui recevra toutes les demandes de renseignements que ses camarades pourraient avoir à présenter. Il y répondra s’il peut le faire, sinon, il les transmettra à l’Homme de Confiance du Stalag qui lui répondra de suite ou s’informera si c’est nécessaire.

En principe, c’est donc par son intermédiaire que doivent passer toutes les demandes de renseignements qui nécessitent un recours à l’Homme de Confiance du Stalag, à la mission Scapini, ou à la Croix-Rouge Internationale.

  • Il veillera autant que se sera en son pouvoir à maintenir la bonne entente entre ses camarades, et tous auront à cœur de l’aider par leur bonne volonté et leur compréhension réciproque dans ce rôle parfois difficile et souvent ingrat.

Pour correspondre avec l’Homme de Confiance du Stalag, il pourra se servir des lettres habituelles qu’il obtiendra en supplément de son chef de kommando.

 

REPARTITION des COLIS PETAIN :

Question dont on parle beaucoup, évidemment et sur laquelle je tiens à vous donner quelques renseignements.

Fréquence des distributions :

Les  colis Pétain nous sont expédiés par wagons complets. La date d’arrivée de ces wagons ne nous est pas connue, et leur nombre par mois est loin d’être toujours le même. Et c’est ce qui explique les délais très variables qui peuvent être constatés entre les distributions, et l’impossibilité où nous sommes de fixer une fois pour toutes, la fréquence des distributions.

Manière de procéder :

Voici comment sont répartis les « Colis Pétain » : notre Stalag est divisé au point de vue de la répartition des prisonniers français, en deux régions, la région de Dantzig et la région de Marienburg, comprenant un nombre d’hommes sensiblement égal.

Quand les wagons Pétain nous sont expédiés ils sont répartis à tour de rôle entre Dantzig et Marienburg.

Si le premier wagon reste à Marienburg le deuxième continue sur Dantzig, le troisième est arrêté à nouveau à Marienburg, et ainsi de suite…

Cette manière de faire vous explique pourquoi les distributions effectuées dans la région de Marienburg comprennent parfois des produits que ne toucheront pas les prisonniers de Dant­zig et réciproquement, car si les questions poids sont sensiblement équi­valentes, il peut y avoir dans un wagon des produits qui ne se trouveront pas dans un autre.

Les autorités allemandes ne peuvent, à cause des difficultés de stockage et de réexpédition, envisager actuellement un autre mode de répartition entre ces deux régions.

Quant à la répartition dans chacune de ces deux régions voici comment elle est réalisée :

Région de Dantzig :

Les kommandos y sont généralement importants mais il y en a peu. Les « wagons Pétain » destinés à cette région sont stockés à Dantzig Bischofsberg où en général les commandos viennent directement chercher la part qui leur est destinée. Donc, distribution généralement rapide.

Région de Marienburg :

A part quelques exceptions, Kommandos à faible effectif mais très nombreux, répartition difficile parce que la plupart de ces kommandos doivent être servis, soit, par le chemin de fer soit par camion.

D’où distri­bution forcément plus lente, moins régulière d’autant plus que les services de Marienburg doivent livrer également les abondants « Liebesgaben » anglais.

Le mode suivant de répartition a donc été arrêté : d’après les wagons arrivés on décide d’attribuer à chaque prisonnier une part qu’on fixe d’avance suivant les cas, par exemple : 3 boîtes de sardines, 2 kg de biscuits, 5 paquets de cigarettes, 2 paquets de tabac.

En partant de cette base on sert le plus grand nombre de Kommandos possible, jusqu’à épuisement des envois.

Si tous les kommandos  n’ont pu être servis, les retardataires le seront, sur la même base évidemment, dès l’arrivée d’un nouveau wagon. Et ceci explique le décalage que l’on peut constater dans les livraisons des kommandos.

Tel Kdo pourtant proche d’un autre sera servi un certain temps après… Ne pensez donc pas que vous êtes oubliés si vous n’avez rien touché, alors que certains de vos camarades ont déjà été servis.

Patientez un peu, vous aurez votre tour. Mais n’hésitez cependant pas  à m’écrire si un renseignement à ce sujet vous paraît utile. Mieux vaut une explication facile à demander, qu’un doute souvent démoralisant.

Accusés de réception : A l’aide des cartes-reçus dont j’ai parlé plus haut.

Distribution :

Par les soins de l’Homme de Confiance du kommando en une seule fois ou en plusieurs, suivant les instructions qui ont pu être données aux kom­mandos. Les hommes de confiance veilleront à ce que les prisonniers quittant leur kommando touchent la totalité des « colis Pétain » qui doit leur être attribuée.

VÊTEMENTS.

Beaucoup se plaignent de l’état de leurs vêtements et je reçois souvent des lettres des hommes de confiance des kommandos à ce sujet.

Pratiquement les envois que nous avons reçus du gouvernement français en fait de vêtements sont épuisés. J’ai fait part de notre pénurie aux deux délégués de la Mission Scapini qui sont venus nous visiter. J’ai demandé également à la Croix-Rouge si elle pouvait faire quelque chose en notre faveur, surtout au point de vue chaussures. Recevrons-nous quelque chose, quand le recevrons-nous ? Je n’en sais rien.

Le peu de pull-over, de cache-nez, de passe-montagne qui nous restaient sont actuellement expédiés dans les kommandos… comme il y en a très peu, les hommes de confiance voudront bien veiller à ne les remettre qu’à ceux qui en ont le plus besoin.

 

JOURNAUX :

Autre question à l’ordre du jour. Vous avez lu, soit dans le Trait-d’Union, soit dans les journaux de France, qu’il était possible pour les pri­son­niers de guerre de s’abonner individuellement, par l’intermédiaire du Commandant du Camp, à tel journal de Zone Occupée qu’ils désireraient.

A plusieurs reprises, j’ai demandé que puisse être appliquée cette faculté qui nous était donnée. Le Stalag n’a pu malheureusement y donner suite, ses possibilités matérielles ne lui permettant pas de faire face à la réception et à la réexpédition dans les kommandos d’un grand nombre de journaux indivi­duels.

En compensation, le Stalag sera lui-même abonné à plusieurs centaines de journaux, venant non seulement de Paris, mais aussi de toutes les régions de la France occupée, et qui seront répartis entre les kommandos suivant les effec­tifs, de façon à ce que même les plus petits kommandos aient au moins un journal.

ARGENT DÉPOSÉ LORS DE L’ARRIVÉE AU CAMP.

Beaucoup se demandent comment il pourront, suivant les accords en cours, réexpédier chez eux les sommes qu’ils ont déposées entre les mains des autorités allemandes lors de la fouille.

Tous recevront, ou ont déjà reçu, un imprimé mentionnant, en concor­dance avec le montant porté sur le récépissé resté entre leurs mains, la somme qu’ils ont versée. Il leur suffira d’indiquer très lisiblement, sur cet impri­mé, le nom de la personne à qui ils désirent que soit transmis cet argent.

Le transfert sera effectué par les soins des services du Stalag. Si des erreurs étaient constatées, m’en faire part par l’intermédiaire de l’Homme de Confiance du Kommando.

 

REÇUS POUR MANDATS ENVOYÉS.

Il n’est pas envoyé de reçus individuels.

Les reçus collectifs sont classés au Stalag et si l’un ou l’autre avait le moindre doute sur l’expédition d’un mandat, il lui suffirait de me faire transmettre, par l’intermédiaire de l’Homme de Confiance de son kommando, son nom, son matricule, et la date de la remise du mandat. Je pourrai très rapide­ment le rassurer car les pièces de transfert sont tenues avec une grande régu­la­rité.

Ne pas s’étonner que les mandats mettent parfois très longtemps à par­venir à leurs destinataires. Cela tient aux nombreuses pérégrinations qu’ils doivent subir.

 

LIVRES

Si certains kommandos n’en avaient pas encore, ou en désiraient d’avantage, qu’ils veuillent bien écrire à l’Homme de Confiance « Service di Livre » en faisant part de leurs desiderata. Si nous ne pouvons les satisfaire immédiatement, nous nous efforcerons de leur procurer le plus vite possible ce qu’ils peuvent désirer. De même pour les jeux et les instruments de musique. En principe, on peut changer les livres tous les deux mois, par l’intermédiaire de la sentinelle du kommando.

CEUX QUI NE PEUVENT RECEVOIR DE COLIS DE LEUR FAMILLE :

ils peuvent envoyer une étiquette à la Mairie de leur commune ou de leur Arrondissement.

S’il n’y a pas possibilité pour eux de recevoir des colis par ce moyen, qu’ils veuillent bien m’envoyer leurs étiquettes avec un mot de leur homme de confiance me précisant brièvement leur situation actuelle et leur adresse civile.

Je m’efforcerai de faire parvenir ces étiquettes à des comités de secours.

La Croix-Rouge de Vichy, la Croix-Rouge d’Alger, le Comité d’aide aux prisonniers d’Oran ne prendront plus en considération que les étiquettes visées par l’Homme de Confiance du Stalag.

Je demande à tous ceux qui peuvent recevoir directement des colis de chez eux de ne recourir aux oeuvres d’entraide que s’ils ne peuvent plus faire autrement. Evidemment nos familles doivent se priver pour nous envoyer des colis, et, à ce point de vue, nous sommes en un sens des nécessiteux. Mais certains le sont plus que d’autres, et n’oublions pas que s’adresser à un comité d’entraide, lorsqu’on reçoit déjà par ailleurs, risque de diminuer la part de ceux qui n’ont rien…

Et maintenant, la suite au prochain numéro…

Bon courage toujours malgré les difficultés, et que ces difficultés mêmes, par la façon dont nous saurons les supporter, nous aident au lieu de nous abattre, à devenir plus forts.

 

Marcel BOUTRY

 S E C O U R S    NA T I O N A L

Nous aussi devons faire sentir notre présence en France. Et comment me direz-vous, puisque malheureusement nous sommes retenus loin d’elle dans les camps. En faisant preuve de solidarité envers ceux qui souffrent, ceux que la guerre a frappés cruellement, ceux dont le soutien est parmi nous, ceux qui voient arriver le lendemain en se demandant avec angoisse ce qu’il sera pour eux et leur famille.

Depuis que nous vivons ici nous avons eu le loisir de nous connaître. Nous savons que tel ou tel camarade qui ne dispose pas de grandes ressources a sa femme ou ses enfants dans une situation précaire, que celui-ci a été particulièrement éprouvé lors des deux dernières années.

Pourquoi dans notre cercle ne pas les aider, soit en leur faisant profiter des avantages  que nous pouvons avoir (colis, etc.) soit en nous cotisant pour faire parvenir un mandat à leur famille qui ne dispose généralement que de secours officiels très faibles.

Mais en dehors de notre stalag il existe aussi des misères à secourir. Comment le faire ?

Vous n’ignorez pas qu’il existe en France une Oeuvre appelée « SECOURS NATIONAL » placée sous le haut patronage du Maréchal Pétain et travaillant en liaison avec la Croix-Rouge française. Je fais appel à vous tous, mes camarades, pour que nous y apportions notre modeste obole.

Certains me diront : « Nous sommes parmi les malheureux puisque prisonniers ». Même malheureux nous avons le devoir d’aider ceux qui le sont plus que nous. De plus, le Maréchal et les dirigeants du Secours National ne nous ont rien demandé puisqu’ils nous comprennent dans la liste de ceux à aider. (Pour vous en convaincre relisez l’appel du Maréchal en faveur du Secours National en date du 10/11/1940.)

Notre geste n’aura que plus valeur puisque venant de nous.

D’autres diront encore : « Il y a en France des gens qui pourraient faire quelque chose et qui se cantonnent dans leur égoïsme ». C’est exact. Pour ceux-là nous serons un exemple et nous aurons le droit de leur reprocher de n’avoir rien fait.

A ceux qui trouveront que l’action du Secours National est parfois peu importante faisons remarquer qu’il y a énormément de misères à secourir et peu de moyens pour le faire. Ces moyens il ne peut les obtenir que de la collectivité.

Donnons-lui donc dans la mesure de nos possibilités. Nous sommes environ 8 500 Français au XX B.

Même en donnant peu nous pourrions envoyer une somme assez importante. « UN MARK par prisonnier ferait un total de 170 000 francs » Organisez chacun dans vos kommandos une collecte. Faites parvenir vos dons à Monsieur BOUTRY Homme de Confiance. Nous nous chargeons de la transmission au Secours National.

D’avance et pour tous ceux que vous aiderez : « MERCI ».

Michel LARUE.

 

Conseils pratiques

 

Procurations.

Beaucoup de procurations sont adressées à des camarades pour permettre à leur famille d’effectuer en leur absence telle ou telle opération urgente.

Elles se présentent sous forme d’imprimés à remplir. Lisez attentivement ces imprimés de façon à les remplir exactement, écrivez toujours à l’encre et très lisiblement. Sous la date, écrivez vous-mêmes « Bon pour pouvoir », et signez. Faites signer deux témoins, lorsque cela vous est demandé, que les témoins écrivent alors lisiblement leurs noms et leur adresse en France, indiquent s’il y a lieu leu qualité de sous-officiers en précisant leur lieu de recrutement et leur matricule français.

Le chef de camp français ou allemand n’a aucune qualité pour légaliser les signatures. Seul l’Adjudant BOUTRY Homme de Confiance du stalag a ce pouvoir, et tous vos papiers lui sont transmis avant leur envoi en France.

Apportez tous vos soins à ces petits détails pour éviter qu’on vous renvoie des actes incomplets, donc sans valeur : le retard qui en résulterait gênerait  votre famille dans la gestion de vos affaires.

Jean GOUBERT.

M É F I E Z – V O U S    D E S    N O U G A T S . . .

Un communiqué de la Croix-Rouge Internationale nous prévient que les nougats contenus dans les colis envoyés par la Croix-Rouge Française ont été altérés, et sont susceptibles de provoquer des cas d’empoisonnement. Ne les mangez donc pas !

Marcel BOUTRY.

Geprüft :                                Le Gérant : M. BOUTRY

Fatter, Hauptmann

provenance : Archives du Mémorial de Caen, Yves Brion.

 

quelques visages de prisonniers…

 

 

quelques visages de prisonniers britanniques.., lors de spectacles

 

 

a suivre…

témoignages

merci à delannoy éric :

j’ai retrouvé dans une vieille boite une photo de prisonniers du stalag XXB.

Est il possible de trouver la liste des noms des prisonniers de cette photo.

Pour info, ma mére à comme nom de jeune fille Vandecasteele.

 

prisonniers de guerre stalag XX B

 

a suivre….

2 réflexions au sujet de « les camps de prisonniers de guerre dans le reich 20ème région militaire »

  1. Mon oncle Yves Le Jaudet, sous-officier de réserve probablement au 129 RI recrutement du Havre, était prisonnier au stalag XXB, il faisait partie du groupe théâtrale et je possède de nombreuses photos de ses « prestations ».
    Merci aux concepteur de site site très complet et agréable à parcourir.

    • bonjour
      merçi pour tout
      si vous avez la gentillesse de me scanner les documents en votre possession,je me ferais un plaisir de les intégrer afin de compléter le sujet sur le stalag
      ceci étant fait dans le but du partage pour la mémoire
      pour me communiquer ,éventuellement vos scans;
      mon adresse mail; xherve@laposte.net
      joindre les scans en pièces jointes
      a très bientot, et merçi

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