« Au camp surtout – car dans les komandos, le travail ne laissait pas un tel loisir – ce fut une occupation quotidienne et cela devint un spectacle habituel de voir les « popotes » se grouper autour du « fourneau » sur lequel « mijotait en petit plat », le contenu mis en commun des gamelles, des colis, des achats en ville ou à la cantine. Préparation et cuisine pouvaient se faire l’hiver, dans les baraques, autour du poêle.

Mais ceux-ci devaient être remplacés, la plupart du temps, par des fourneaux de fortune.

Une des inventions les plus typiques de l’esprit bricoleur français, dans les camps, fut une espèce de foyer portatif, fait de bric et de broc, capable de fournir assez de chaleur pour cuire les aliments en utilisant le peu de combustible dont disposaient les prisonniers, en particulier du papier.

Ces sortes d’instruments furent connus un peu partout sous le nom de « choubinettes » ou « schubinette » (appellation plus « chleue) »

L’approvisionnement et les vêtements étaient un aspect essentiel pour la survie. Les prisonniers n´eurent à disposition dans un premier temps que les vêtements d’été qu´ils portaient le jour de leur capture en 1940.

Dans les commandos de travail, qui recevaient plus difficilement les envois de secours, l’approvisionnement en vêtements était déjà si critique en 1942 que les patrons eux-mêmes s’occupèrent dans certains cas de parer au plus pressé.

L’alimentation n´était suffisante que grâce aux paquets envoyés par les familles

accusé envoi colis du prisonnier de guerre 1942

accusé envoi colis du prisonnier de guerre 1942

 

composition envoi colis journée du prisonnier de guerre 1942

composition envoi colis journée du prisonnier de guerre 1942

le gouvernement et la Croix-Rouge

croix rouge française reçu de colis au stalag IIA

croix rouge française reçu de colis au stalag IIA

 

recepissé de colis à destination du stalag 1 A

recepissé de colis à destination du stalag 1 A

car les rations allemandes prévues étaient maigres.

Les communes s’organisent,en recensant tous les prisonniers de la localité,afin que personne ne soit oublié..

listes des bénéficiaires de colis croix rougecommune de bromusat

listes des bénéficiaires de colis croix rouge commune de bromusat

Le matin, il y avait un thé léger ou un ersatz de café avec un peu de pain.

Les jours de travail, une soupe qui devint de plus en plus liquide, la plupart du temps à base de choux, de pommes de terre, d´orge, d´orties ou de rutabagas, était servie le midi ou le soir soit à l´usine soit au camp. L´autre repas était parfois constitué d´une tartine avec de la margarine.

Non seulement les rations diminuaient continuellement, mais d’autre part la qualité des repas ne correspondait pas à ce que connaissaient les Français, même ceux de condition sociale modeste.

les fetes de fin d’année seront l’occasion d’améliorer l’ordinaire, grace , surtout aux colis des familles.

menu prisonnier de guerre oflag xvIII A repas de Noel 1940

menu prisonnier de guerre oflag xvIII A repas de Noel 1940

Mais, aussi, lors d’évènements très importants, comme pour célébrés le retour en France, de certains camarades de captivité.

menu prisonnier de guerre oflag xvIII A retour en france

menu prisonnier de guerre oflag xvIII A retour en france

Les prisonniers de guerre ne pouvaient acheter des denrées non rationnées que dans les Stalags ou dans les points de vente autorisés car, jusqu´en septembre 1944, ils n´avaient pas d´argent allemand mais seulement des « marks de camp ».

Les prisonniers de guerre souffrirent de faim avant que la distribution des paquets et des envois de secours soit organisée et à partir de juin 1944.

L’apparente abondance des mets servis à cette occasion (fetes de fin d’année) ne doit pas masquer le fait que l’essentiel de cette nourriture provient des colis et boîtes de conserve envoyés par la Croix Rouge d’une part et, à partir de septembre 1944, par les Américains.

croix rouge u.s reçu de colis

croix rouge u.s reçu de colis

 

croix rouge u.s reçu de colis

croix rouge u.s reçu de colis

Les autorités allemandes ne touchaient pas beaucoup à ces colis car à cette époque les USA détenaient beaucoup plus de prisonniers qu’ils n’en avaient eux-mêmes ainsi que le mentionne un rapport secret transmis aux autorités françaises désormais libres : « Les colis américains sont d’un grand secours car ils sont le seul appoint d’un ordinaire nettement insuffisant.

Ils semblent avoir été bien répartis et la dernière distribution individuelle a eu lieu au moment de Noël (1944) dans de très nombreux Kdos. Sardines et légumes secs notamment : 1 boîte et 150 grammes par homme. Dans certains Kdos d’usine sans ces colis américains, il n’y aurait plus rien… »

prisonniers de guerre réception des colis américains dans un stalag

prisonniers de guerre réception des colis américains dans un stalag

lorsque les échanges postaux avec la France furent interrompus après le débarquement des Alliés, Les rations allemandes furent alors réduites à l’extrême minimum et tout ce qui fut mangeable fut mangé, un chat ou des fleurs dans un champ sans distinction…..

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